LUXEMBOURG
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Le Statec fait état d’un ralentissement économique sur fond d’imprévisibilité

Ils sont loin, les 4% de croissance attendus pour cette année. De l’enthousiasme du printemps, le Statec est passé à la rigueur hivernale dans son dernier «Conjoncture Flash» diffusé hier. Ça sera finalement 3% de croissance pour 2018 et 2019. L’institut de statistiques souligne le ralentissement européen mais aussi le retournement baissier des marchés d’actions. Mais sa marge d’erreur est plus grande qu’à l’accoutumée, «notamment parce qu’il est difficile d’anticiper le développement futur des phénomènes techniques qui ont affecté la croissance des deux années écoulées, mais aussi en raison de l’impact incertain des tensions commerciales internationales», souligne le Statec.

Chers légumes

Du côté des finances publiques, les impôts encaissés signent une hausse annuelle de 10,5% en novembre, grâce à un rebond des prélèvements sur les revenus des ménages, fin de l’effet lié à la réforme fiscale oblige. Le secteur des fonds d’investissement souffre des chutes boursières mais sur les dix premiers mois de l’année, leur croissance affiche 7,2%. C’est toutefois moins que la moyenne des cinq dernières années, de 12%. Quant à l’inflation, elle est alimentée par les légumes dont le prix a flambé suite à la sécheresse en Europe. Enfin, si les immatriculations automobiles ont accéléré l’été dernier, avant l’entrée en vigueur des nouvelles normes européennes d’homologation WLTP, elles affichent fin novembre une petite hausse de 0,5% par rapport à 2017.