PARIS/LUXEMBURG
BRICE ANGER

Les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ne sont plus relégués au second plan. En tant que gestionnaires de fonds, nous prenons en compte de nombreuses questions ESG dans nos décisions d’investissement – tout comme nous avons toujours intégré des facteurs non financiers comme la culture d’entreprise, la géopolitique et la réglementation lors de l’évaluation de nos investissements. 

Ces dernières années, l’intégration des facteurs ESG est certainement devenue une discipline plus structurée. Cela s’explique par l’intérêt croissant des clients, l’augmentation de la pression des autorités réglementaires et la progression d’initiatives des investisseurs telles que les principes de l’ONU pour l’investissement responsable. 

Bien que ces scores soient un bon début, nous pensons qu’ils ne doivent pas être utilisés de manière isolée. Les investisseurs raisonnables doivent reconnaître qu’ils ne reflètent qu’une seule perspective sur un ensemble de questions souvent très complexe. Les recherches montrent aussi que les scores des agences de notation ESG diffèrent souvent.

Pour nous, la vraie valeur est ce sur quoi repose le score d’une société, c’est-à-dire ce que les données et l’analyse nous apprennent sur les risques auxquels la société est confrontée et sur la façon dont elle les gère. Cette analyse donnera souvent lieu à des échanges avec les dirigeants, nous aidant à mieux comprendre leurs politiques et leurs actions. Les données ESG fournies par les entreprises sont un élément essentiel de ce processus. Elles restent fragmentées et leur qualité varie souvent, étant donné que les autorités réglementaires des différents pays définissent des exigences et des normes de déclaration diverses. Cependant, leur disponibilité s’améliore. 

Les informations ESG sont utilisées de plusieurs autres manières. Dans un monde à faible rendement, on demande de plus en plus aux gestionnaires d’actifs de prouver qu’en plus de générer des rendements financiers à long terme pour leurs clients, leurs investissements aident ces derniers à atteindre d’autres objectifs. Cela est particulièrement vrai pour la nouvelle génération d’investisseurs, dont beaucoup sont de plus en plus conscients de l’origine – et de l’impact – des produits et des services qu’ils achètent. Ce phénomène va s’accélérer, ce qui incitera encore les gestionnaires d’actifs à incorporer un filtre ESG à leurs analyses d’entreprises et aux processus d’investissement dans leur ensemble, afin de mieux servir les intérêts de cette classe d’âge.

M&G INVESTMENTS

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M&G est un gestionnaire d’actifs international qui investit pour le compte de clients institutionnels et particuliers. Ce groupe gère un volume d’actifs de 310 milliards de livres*. Basé à Londres, M&G emploie plus de 1.900 personnes dans le monde. Le 3 mars 2017, M&G Investments a annoncé son intention de lancer une nouvelle gamme de SICAV de droit luxembourgeois d’ici mars 2019. M&G mettra également en place une nouvelle structure juridique au Luxembourg. M&G emploie actuellement 10 personnes au Luxembourg. (*Au 31 décembre 2016)
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