LUXEMBOURG
LJ AVEC BCL

Elle revoit ses projections macroéconomiques dans son dernier Bulletin

Pour 2016, la Banque Centrale du Luxembourg (BCL) table sur une croissance du PIB réel de 3,5%, soit un taux identique à celui enregistré un an plus tôt. La BCL a procédé à quelques modifications entre son estimation de juin et celle de décembre publiée dans le Bulletin 2016/3 diffusé vendredi.

Pour 2017 et 2018 par exemple, la croissance est attendue à 3,9% soit 0,4% de moins qu’estimé précédemment. Selon la BCL, la demande internationale connaîtra une accélération moins prononcée qu’attendu en juin. Ainsi, la croissance pourrait même se tasser à 3,6% en 2019 «sous l’influence de la dissipation des effets émanant de la réforme fiscale», écrit l’institution. Celle-ci aborde les années à venir dans l’hypothèse d’une hausse de la demande domestique - soutenue par les mesures relatives à la réforme fiscale - combinée à des taux planchers, mais aussi des indices boursiers qui maintiendraient à des niveaux favorables de même que les taux de change.

Peu de changement en revanche du côté des prévisions de l’indice des prix à la consommation (IPCN). Ce dernier est attendu à 0,3% pour 2016 puis 1,7% cette année. «La forte accélération en 2017 résulterait de la conjugaison de la dissipation des effets de base liés au recul du prix du pétrole en début d’année 2016, du paiement de la tranche indiciaire anticipée pour le début de l’année 2017, du relèvement du salaire social minimum qui prendra effet au 1er janvier 2017 et de l’accélération projetée de l’inflation sous-jacente dans la zone euro», note la BCL qui entrevoit le seuil des 2,0% d’inflation à l’horizon 2019.

Chère réforme fiscale

Le solde des administrations publiques luxembourgeoises devrait quant à lui se creuser dans les prochaines années, selon la BCL qui l’estime à 1,5% du PIB en 2016 avant un basculement en territoire négatif cette année (-0,1%). «Cette dégradation significative s’expliquerait principalement par la mise en œuvre des mesures incluses dans la réforme fiscale qui, selon les estimations de la BCL, auraient un impact budgétaire négatif de 1,5% du PIB en 2017. L’impact cumulé de la réforme fiscale atteindrait ensuite 1,7% du PIB en 2018, en raison de la baisse supplémentaire du taux d’imposition sur le revenu des collectivités.»Le solde public devrait ensuite afficher un léger surplus de 0,4% du PIB en 2018 et 0,3% l’année suivante. En pourcentage du PIB, le ratio de la dette publique est revu à la hausse jusqu’en 2017 avec une part de 23,2% en 2016 puis 23,6% cette année.

«Par rapport à d’autres économies de la zone euro qui font face à des besoins d’ajustement internes ou externes importants, les caractéristiques structurelles du Luxembourg demeurent relativement favorables», temporise la BCL.

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