LUXEMBOURG
CATHERINE KURZA

Son bénéfice net progresse de 5,7% en 2017

Le bilan de la Banque Internationale à Luxembourg (BIL) a repris des couleurs, au terme de l’exercice 2017. Le bénéfice net a progressé de 5,7% à 117 millions d’euros, après une chute de près de 18% un an plus tôt. «Nous sommes heureux de constater que les investissements réalisés pour nous moderniser et pour devenir un leader de l’innovation au Luxembourg commencent à porter leurs fruits», s’est félicité dans un communiqué Hugues Delcourt, le président du comité de direction de la banque. Celle-ci a signé une poussée de 7,9% de ses revenus provenant des activités commerciales, à 501 millions d’euros, «en ligne avec les objectifs de sa stratégie BIL2020», renseigne la banque de la route d’Esch.

Des conversions de liquidités qui ont joué

Avec une croissance de 1,2% à 16,3 milliards d’euros, les dépôts de la clientèle se sont consolidés. Les actifs sous gestion ont pour leur part signé une hausse de 4,5% à 39,4 milliards d’euros, grâce à de nouvelles entrées nettes de 1 milliard d’euros et un effet de marché positif de 700 millions d’euros. Le groupe souligne aussi que les conversions de liquidités en gestion de fortune ont aussi pesé sur le gonflement des actifs sous gestion.

Quant aux prêts à la clientèle, ils ont atteint 13,3 milliards d’euros soit 10,8% de plus qu’en 2016.

Le président du conseil d’administration du groupe BIL, Luc Frieden, a pour sa part souligné le «résultat de la stratégie» qui «a pour but de consolider le statut de la BIL en tant que banque forte et financièrement solide, ancrée au Luxembourg, son marché domestique, et opérant également sur les régions frontalières et certains marchés étrangers». A noter que 2017 a été marqué par l’annonce du rachat de la participation des Qataris de Precision Capital dans la BIL par la société chinoise Legend Holding Corp. L’opération concerne près de 90% du capital de la banque violette tandis que l’Etat luxembourgeois entend conserver sa participation de 10%. L’opération est actuellement examinée par la Banque centrale européenne (BCE), la CSSF et les autres autorités de régulation.

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