PADOUE
AUDREY SOMNARD

Visite à Padoue, au coeur de la Vénétie

Le vin, la gastronomie, les glaces, l’architecture, la richesse culturelle, le soleil: l’Italie croule sous les superlatifs. A 45 minutes en voiture de Venise (et de l’aéroport Marco Polo, relié directement à celui de Luxembourg), sa lagune envahie de touristes, se trouve Padoue qui reste, elle, authentique. Très étudiante pendant l’année, elle est au calme pendant l’été. Padoue a son propre caractère. La cité ne fait pas partie des grands circuits touristiques. Pourtant, on aurait tort de s’en priver. Il faut déjà diviser la grande cité industrielle du centre historique, inaccessible aux engins motorisés. Après avoir laissé sa voiture aux portes de la ville, et payé chèrement son dû au parcmètre, le centre de Padoue laisse la part belle aux piétons et aux cyclistes. Lors de notre visite à la fin du mois d’août, la chaleur est encore accablante au plus fort de la journée. Mais les multiples ruelles et les arcades permettent d’échapper au soleil de plomb et de se faufiler dans la ville.

Pour trouver un peu de fraicheur, les églises ouvrent leurs portes. Et comme souvent en Italie, le patrimoine est époustouflant. Ainsi, la basilique Saint-Antoine est massive, elle renferme les reliques de Saint-Antoine, le patron des causes perdues. Les catholiques fervents se pressent avec une photo ou un objet de l’être aimé pour prier sur le tombeau du saint. Le style est lui-même hétéroclite avec une façade romane, des coupoles byzantino-vénitienne, une tour conique, des clochers et intérieur gothiques.

En sortant, on prendra le temps d’admirer les différents cloîtres qui se succèdent. En pleine ville, cette oasis de verdure et de calme est la bienvenue. Le baptistère de la cathédrale de Padoue est encore plus impressionnant. Les fresques qui tapissent l’intérieur du monument sont grandioses, il faut se pencher pour admirer le travail minutieux de la fresque au plafond notamment. Même sans être croyant, on ne peut ressortir qu’impressionné.

Le paradis du «slow food»

Après ces visites et l’agréable promenade sous les arcades de la ville, il est temps de se reposer avec une bonne glace de la chaîne italienne Grom sur la place principale de Padoue, un délice! La «Piazza dei Signori», surmontée par la tour d’horloge, encore une fois magnifique avec les signes du zodiaque. C’est là que les Italiens et les touristes se rassemblent pour boire un verre, le fameux spritz lors de l’aperitivo. Pour un peu plus de calme, l’ancien ghetto de la communauté juive propose des petites ruelles où les bars et restaurants se succèdent. En Italie, pas besoin de chercher l’exotisme dans l’assiette: les restaurants privilégient le savoir-faire et les produits locaux. Mozzarella, tomates fraîches, pasta, gnocchi, les incontournables sont là et la qualité est au rendez-vous. L’Italie est le royaume de la «slow food», impossible de trouver un risotto sans que la carte mentionne une attente de 20 minutes environ. Et côté porte-monnaie, une agréable surprise là encore puisque pour un très bon dîner à deux arrosé de vin de la Vénitie il faut compter aux alentours des 70 euros. Sans compter que les portions sont généreuses. Même chose pour les hôtels où l’on peut atteindre un très bon confort pour une nuit à 130 euros. Cela donne envie d’y rester et d’y choisir son camp de base si le séjour se prolonge et qu’on veut néanmoins visiter Venise. Padoue fait figure d’excellente base arrière pour rayonner dans la région de la Vénétie. Mais promis, le retour en Italie ne tardera pas.

www.turismopadova.it