LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Les exportations de nourriture et de boissons ont dépassé les importations dans l’UE, selon Eurostat

La réputation de la cuisine européenne se reflète dans ses indicateurs économiques: depuis 2012, les exportations de nourriture et de boissons dépassent les importations, renseigne Eurostat ce vendredi. Traditionnellement, l’Union européenne était un importateur net de nourriture et de boissons mais la tendance s’est inversée. En 2018, les importations ont atteint 112 milliards d’euros et les exportations 122 milliards d’euros. Dans le détail, les mets et flacons européens ont pour première destination les Etats-Unis (16% du volume), devant la Chine (8%), la Suisse (6%) et le Japon (5%). Quant aux importations de boissons et mets, elles viennent d’abord du Brésil et des Etats-Unis (8% chacun), de Norvège (6%) et de Chine (5%).

Un écart plus marqué au Luxembourg

Au Luxembourg, les données du Statec montrent que les volumes de nourriture et de boissons importés sont deux fois plus élevés que ceux des exportations. En 2018, celles-ci ont atteint 1,16 milliard d’euros contre 2,36 milliards d’euros pour les imports. L’écart - du simple au double - s’inscrit dans la durée puisqu’en 1993 déjà, ce ratio était de mise. En revanche, les volumes ont cru, au rythme du boom démographique et économique du pays. Le volume des exportations et celui des importations a en effet été multiplié par trois entre 1993 et 2018.

A noter que le groupe de produit regroupant la nourriture et les boissons inclut aussi les animaux vivants et le tabac.