LUXEMBOURG
AURÉLIE COSTANTINI

A l’occasion des voeux de la nouvelle année, Aurélie Costantini, chargée de communication pour la fondation Follereau, revient sur la journée mondiale des lépreux ce dimanche, un événement qui permet de mettre en lumière une maladie toujours méconnue et relativement peu médiatisée.

«Ces voeux de bonne année peuvent sembler répétitifs. Les souhaiter jusque fin janvier, quelle redondance. Ils sont, toutefois, inestimables pour certains. Et finalement, pour tous, si l’on y réfléchit bien. La santé est un droit humain fondamental. Tout le monde devrait pouvoir bénéficier de soins de santé de qualité, ou encore ne pas s’inquiéter des kilomètres qui le séparent du centre de santé le plus proche, et si le médecin sera présent ou même en mesure de le soigner. La maladie ne devrait pas constituer une étape sans issue ou être crainte comme telle. Pas plus ailleurs qu’ici.

De nombreux progrès ont déjà été accomplis, ces dernières années, en termes de santé. Si aussi récemment que 2001, 755.000 nouveaux cas de lèpre étaient recensés, l’OMS recensait, en 2016, 216.108 nouveaux cas de lèpre dans le monde. Cela reste une triste réalité. Mais il s’agit également d’une réalité qui nous donne de l’espoir. L’espoir de toujours pouvoir faire mieux et de continuer d’essayer.

Les Nations Unies rappellent que si 17.000 enfants de moins meurent chaque jour par rapport à 1990, toujours plus de 5 millions d’enfants meurent avant leur 5ème anniversaire, chaque année. Pourquoi s’arrêter là? À cause du réchauffement climatique, de la faim, la pauvreté ou encore parce que leur avenir est incertain? Raoul Follereau n’acceptait pas cette fatalité.

Aujourd’hui, nous pourrions tout aussi bien qualifier de “lèpres” ces enjeux sociétaux. Penser que nous courons à notre perte ne devrait pas être une option. Raoul Follereau ne serait pas d’accord. “Ne pas se contenter de faire la planche, d’accepter, de profiter ou de subir. Mais construire, défendre, éclairer, élever” disait-il. Ces enjeux sociétaux constituent, en effet, des défis à prendre à bras le corps.

Afin de renforcer et promouvoir la qualité de vie des communautés africaines les plus vulnérables, la Fondation Follereau Luxembourg s’engage depuis plus de 50 ans aux côtés de ses partenaires pour la santé, l’éducation et la protection de plus de 323.000 bénéficiaires.

Nos plus belles victoires prouvent l’importance des actions menées, mais aussi l’attachement du public luxembourgeois à ces causes essentielles. Afin de s’assurer que cela ne s’arrête pas là, en 2020, la fondation s’engage toujours davantage dans ses neuf pays d’intervention, notamment grâce aux essentielles campagnes d’informations et de sensibilisation, ou encore le soutien, le renforcement et la construction de centres de santé au plus proche des communautés.

Depuis 67 ans, la Journée Mondiale des Lépreux permet chaque année de porter les regards du monde entier vers ces personnes souffrant d’un avenir incertain. La Fondation Follereau Luxembourg, créée par un groupe d’amis luxembourgeois il y a plus de 50 ans, s’engage depuis lors pour cette cause, afin de redonner l’espoir à ceux démunis par la maladie.»

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