Qu’ils soient à ailes ou à pattes, la société RHS en fait son affaire

Eddy Boland a un principe qui lui tient à cœur: «Si on connaît bien son ennemi, on peut le vaincre». Les rongeurs, insectes et autres fouines n’ont donc pas de secret pour lui. Mais parfois, l’entrepreneur a bien l’une ou l’autre surprise. En mai dernier par exemple, il a extrait d’une cuisine un raton-laveur un peu trop gourmand. L’animal, comme la plupart de ses proies, n’a pas été tué. Il faut dire que bon nombre de nuisibles sont des espèces protégées.

Cela fait 27 ans que ce Belge traque les animaux indésirables. Au début employé par une société concurrente, il a décidé de lancer sa propre entreprise en 2008.

Le diplômé en eaux et forêts a par ailleurs suivi une série de cours pour recevoir une agrégation pour les produits pesticides. Aujourd’hui, il est à la tête d’une équipe de cinq personnes dont trois techniciens formés par ses soins. Ils sillonnent le Grand-Duché tant chez les particuliers que les professionnels.

Car les restaurateurs sont tenus de suivre les règles HACCP, à savoir avoir un plan de lutte contre les nuisibles. Un grand travail de prévention s’impose avec donc l’intervention de sociétés telles que RHS.

L’année au rythme des nuisibles

En cette période estivale, la saison des guêpes bat son plein. L’extraction des nids ne fait plus partie de la mission des pompiers, ce qui donne le champ libre aux sociétés privées et en particulier RHS qui s’est spécialisée dans les nids situés à plus de 40 mètres de hauteur.

«Le métier est assez diversifié», reconnaît Eddy Boland. Généralement, le début de l’année est marqué par une recrudescence des rongeurs, du printemps au début de l’été, les fourmis et autres puces gonflent la demande tandis que les mouches volent jusqu’en septembre. Les fouines et autres loirs se font remarquer à la fin de l’année, au moment où ils cherchent un nid douillet pour passer l’hiver au chaud. «Mais il y a des nuisibles pour qui la météo n’importe pas comme les cafards, les punaises de lit, les poissons d’argent et les cloportes».

En outre, RHS porte le label «Made in Luxembourg». Un élément qui témoigne d’un savoir-faire au dire de son fondateur qui insiste sur la méthode et la qualité de travail. «Je n’ai appris mon métier qu’au Luxembourg», insiste-t-il. C’est d’ailleurs au Grand-Duché qu’elle compte la majorité des clients.


www.rhs.lu