LUXEMBOURG
CLAUDE KARGER

Dominique Matera, directeur de l’INFPC, au sujet du plan de formation

Plus de 50 millions d’euros. C’est ce que devrait verser l’Etat aux entreprises, en 2014, pour soutenir leur effort de formation. C’est un montant qui va croissant, au rythme de la progression des demandes de cofinancement introduites. En effet, les entreprises peuvent obtenir une aide à la formation s’élevant à 20% imposables du montant annuel investi et jusqu’à 35% imposables pour les frais de salaire des participants ne possédant pas de diplôme et ayant une ancienneté de moins de dix ans dans l’entreprise ou encore des participants justifiant d’une ancienneté de plus de dix ans et âgés de plus de 45 ans.

Les plans formation: outils de prédilection pour la structuration de la formation professionnelle continue

En 2013, le nombre d’entreprises qui ont perçu l’aide financière de l’Etat s’élevait à 1.550, sur un nombre de 21.474 firmes enregistrées au Grand-Duché, ce qui représente néanmoins plus de 50% de l’effectif salarié de l’économie privée luxembourgeoise. C’est dire si les moyennes et grandes entreprises sont majoritaires. Il importe donc de renforcer les efforts de promotion du dispositif public d’aide à la formation à destination des petites et très petites entreprises.

Cela étant, «l’enjeu stratégique de la formation professionelle continue est généralement assimilé au sein de l’économie nationale», explique Dominique Matera, le directeur de l’INFPC. Pour accroître leur performance et garantir leur compétitivité dans un environnement en constante évolution, les entreprises se doivent d’investir dans le développement des compétences de leurs collaborateurs et de mettre en place des politiques de formation volontaristes. Pour ce faire, le plan de formation constitue «l’outil de prédilection pour la structuration de la formation professionelle continue», souligne Dominique Matera. Et la demande de cofinancement s’inspire précisément de la structure du plan de formation. «L’élaboration de la demande de cofinancement à travers la préparation du formulaire devient alors, en quelque sorte, l’aboutissement d’un processus», pointe le directeur de l’INFPC, «la vraie difficulté, c’est d’abord d’identifier et d’analyser convenablement les besoins en formation au regard des objectifs de développement de l’entreprise et des attentes des salariés».

«Le plan de formation est le résultat d’un ensemble de réflexions et d’actions impliquant toutes les parties prenantes: la direction, le département des ressources humaines, la délégation du personnel ou le comité mixte et, bien sûr, les collaborateurs», continue Dominique Matera, bien conscient du fait que, dans les grandes entreprises, cette «mécanique et bien huilée» tandis que, dans les petites, les actions de formation sont souvent organisées en réponse à un dysfonctionnement ou un besoin plus ou moins urgent. Un certain nombre d’outils et de conseils existent pour soutenir les entreprises dans la démarche d’accès à l’aide financière de l’Etat. Il s’agit notamment d’une notice explicative et d’un tutoriel accessibles sur le site www.lifelong-learning.lu et des conseils prodigués par les collaborateurs de l’INFPC par téléphone, emails ou via des entrevues. Par ailleurs, l’INFPC organise, à intervalles réguliers, des formations sur le cofinancement de la formation en entreprise. La prochaine aura lieu, en luxembourgeois, le 21 octobre prochain à la Chambre des Métiers.

Plus d’informations: www.lifelong-learning.lu