LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Les deux marques seront maintenues

DKV Luxembourg n’est plus allemand mais bien luxembourgeois. Voilà le résultat de la transaction signée mardi par Lalux pour un montant tenu secret. L’assureur luxembourgeois avait déjà déboursé quelque 3,9 millions d’euros pour s’offrir 25% du capital de la compagnie en 2002. Une règle de trois serait-elle la solution de l’équation? «Ce n’est pas loin de la réalité», a répondu laconiquement Pit Hentgen. Le directeur général de Lalux s’est voulu rassurant: rien ne change pour les 50.000 affiliés à DKV Luxembourg ni pour ses salariés. Tout au plus le siège de Leudelange comptera une enseigne supplémentaire d’ici quelques semaines: celle de la marque DKV.

Un poids lourd du secteur

Celle-ci emploie 90 personnes au Luxembourg et compte 50.000 clients. Pit Hentgen n’a pas caché son désir de créer une nouvelle dynamique et de prendre davantage en considération l’ancrage local. Deutsche Krankenversicherung AG appartient à un autre poids lourd de l’assurance outre-Moselle, ERGO, le leader allemand de l’assurance et l’un des acteurs les plus présents en Europe. DKV est sa marque santé, que l’on retrouve dans d’autres pays dont la Belgique et le Luxembourg et qui revendique 4,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013. Lalux collaborait déjà avec ERGO notamment pour l’évaluation des risques médicaux et pour certaines prestations. «Dans des petites structures comme au Luxembourg, on ne peut pas réunir toutes les compétences requises et donc, nous avons besoin d’avoir accès à toutes ces compétences», a appuyé hier Pit Hentgen.

Ce dernier assure que la transaction s’est déroulée «dans de très bons termes» et la considère comme une opportunité d’adapter le produit aux réalités du Luxembourg. Mais à court terme, aucun changement ne se profile. «Nous allons progressivement intégrer la gamme de produits DKV dans notre gamme, comme par exemple les garanties maladie dans les produits easyPROTECT», a expliqué le directeur général. En passant d’actionnaire minoritaire à majoritaire, Lalux récupère l’ensemble du jeu de cartes et peut par conséquent relancer la partie.

De là à faire de nouvelles acquisitions? «A priori non», a répondu Pit Hentgen qui avance même être «proche d’une situation dominante». L’intéressé l’a bien compris. D’ailleurs, ne dit-on pas qu’il vaut mieux prévenir que guérir?


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