LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Capital Group entrevoit de belles opportunitéspour les actions européennes

Alors que les indices boursiers américains semblent dopés par les annonces de Donald Trump, Capital Group regarde plutôt vers l’Europe. Son directeur de l’investissement Martyn Hole l’a expliqué hier à Luxembourg sur base d’un constat simple: le vieux continent est sur la pente ascendante d’un cycle économique où la demande en biens immobiliers et en crédits pour les financer reprend. «Vous pouvez voir cela dans chaque pays», assure Martyn Hole. Et si les plus sceptiques s’attentent à une remontée des taux directeurs de la BCE qui pèserait alors sur ceux des banques et donc, pourrait ralentir les ardeurs immobilières des ménages, le directeur de l’investissement est clair: «Nous doutons sincèrement que la BCE va augmenter ses taux dans les années à venir».

Les indicateurs positifs, la reprise de l’inflation, mais aussi les assouplissements de certaines politiques fiscales: tout cela augure de bonnes perspectives pour les entreprises européennes et leurs actions qui, au dire de Martyn Hole, restent aujourd’hui sous-évaluées. Le «European Growth and Income Fund» (LUX) de Capital Group entend répondre à ce défi avec 433 millions d’euros répartis dans une large variété de secteurs. La finance tout d’abord, représente 24,1% de l’exposition du fonds. Parmi les titres en portefeuille, citons Barclays et Prudential qui, bien que la majorité de leur activité soit réalisée au Royaume-Uni, se distinguent par une valorisation «pas spécialement chère». «Pour des sociétés britanniques orientées sur leur marché domestique comme les détaillants et les groupes immobiliers, nous pourrions avoir certaines préoccupations», nuance le directeur de l’investissement.

Soif de consommation

L’industrie est également bien représentée dans le fonds avec 13,5% d’exposition, témoignant du sentiment de reprise de l’activité. Et qui dit reprise dit consommation: les biens de consommation pèsent plus de 20% du fonds avec un accent particulier porté sur les médias et l’industrie du tabac. Celle-ci génère un cashflow important et offre de solides dividendes. Quant aux journaux et chaînes de télévision, leur champ d’action est bien plus vaste avec des sites web parmi les plus visités mais aussi des investissements prometteurs consentis dans des activités digitales, diversification oblige.

Et si l’an dernier le fonds de Capital Group a sous-performé avec un tassement de 0,2% de sa performance, le gestionnaire d’actifs insiste: depuis sa création en 2002, il a généré un rendement annuel moyen de 8,1% au 28 février 2017.

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