LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Passionnée par la musique, Emilie Duval chante ses titres et ceux de son idole, Céline Dion

La musique, Emilie Duval baigne dedans depuis son plus jeune âge. C’est cette passion qui a poussé la luxembourgeoise d’adoption, comme elle aime se présenter, à entamer le conservatoire puis à prendre des cours de chants avec un coach privé. «Il m’a énormément aidé et ouvert le champ des possibles», se souvient-elle. À l’époque, la jeune femme originaire de Thionville chante dans des ensembles luxembourgeois et une série de «cover bands». Mais elle veut alors lancer sa carrière solo. Hyperactive et véritable touche-à-tout, elle se lance alors dans l’écriture de textes et de mélodies. «J’ai la chance d’être entourée», reconnaît-elle. «Tous mes amis sont musiciens, mon mari est musicien (il est d’ailleurs le batteur de ses concerts, ndlr.), et voilà, on évolue dans cet univers ce qui est beaucoup plus facile pour allier les deux puisqu’on partage la même passion».

SUR SCÈNE

A vos agendas

Emilie Duval se produira sur scène dans les prochaines semaines.
- Les 4 et 5 mars, elle chantera l’hymne national luxembourgeois pour les finales de handball à la Coque
- Le 11 mars, elle chantera l’hymne national luxembourgeois pour la finale de basketball à la Coque
- Le 23 mars, elle chantera à l’occasion du «Spring Break» à «The Box» (anc. Luxexpo)
- Le 2 avril, elle sera sur la scène du Casino 2000 pour son spectacle hommage à Céline Dion
- Le 22 avril, elle participera sur le Marie-Astrid au spectacle «Tribute to the divas»
- Du 4 au 11 juin, elle chantera lors de la «Päischtcroisière»

En 2010 sort son premier titre, «Uh Baby!» suivi deux ans plus tard de son premier album, «Natur’Elle». Emilie Duval chante alors ses titres dans des bals, des concerts et de nombreux évènements à travers tout le Luxembourg. Un soir dans sa voiture, elle entend à la radio le titre «Prière Païenne» écrit par Jean-Jacques Goldman pour Céline Dion et se met naturellement à chanter dessus. Elle réalise à quel point elle aime chanter les titres de la diva canadienne depuis son enfance. À son retour chez elle, elle lance l’idée de monter un spectacle hommage à Céline Dion. «C’était un peu foufou, c’était énorme de faire ça ; par où commencer, les musiciens, les budgets, où, quand, comment?». Emilie Duval veut d’abord voir en chair et en os son idole sur scène. Elle s’envole en 2013 avec son mari pour Las Vegas où elle assiste au show de la diva. Ensuite, elle débute les préparatifs du spectacle dont la première a lieu le 14 février 2014 au Casino 2000 de Mondorf-les-Bains.

La carte de l’hommage plutôt que celle du sosie

Sur scène, elle reprend les plus grands titres de Céline Dion accompagnée de neuf musiciens et quatre danseuses. Dans les coulisses, trois techniciens œuvrent en régie. «Tribute to Céline Dion» est ensuite joué à de multiples reprises, notamment à la «Päischtcroisière» et au Knuedler à l’occasion de la fête nationale. Si par sa gestuelle et certaines de ses tenues de scène Emilie Duval rappelle en certains points Céline Dion, elle assure jouer la carte de l’hommage et non celle du sosie. D’ailleurs, elle ne cherche pas à avoir une coiffure identique à celle de son idole, tout juste porte-t-elle des robes «qui font clin d’œil». Elle laisse par ailleurs la possibilité à ses musiciens de «s’approprier les mélodies» avec des arrangements particuliers çà et là.

Ce spectacle est encore joué aujourd’hui, à raison de quatre à cinq représentations par an selon les disponibilités des salles. Que ce soit en France, au Luxembourg ou encore en Allemagne, Emilie Duval rencontre des publics au dynamisme parfois très contrasté. «C’est chaque fois un nouveau challenge», reconnaît-elle. «Si ce sont mes compos, ce sont des chansons qui sont inconnues au bataillon et le challenge est là: faire aimer des chansons que les gens ne connaissent pas. Quand on est sur Céline, le challenge est autre parce qu’il y a des gens qui sont fans de Céline qui vont venir là un peu curieux». En tout cas, faire bouger la salle est sans conteste un don pour la chanteuse, qui reconnaît que le public luxembourgeois n’est pas le plus facile mais «quand j’arrive vraiment à obtenir quelque chose, il y a quelque chose qui se crée, il y a un lien. Je pense que plus on va donner, plus on va recevoir du public».

Corde sensible

Le parcours d’Emilie Duval est aussi marqué par un passage, début 2016, dans le télécrochet de TF1 «The Voice». Son parcours s’est arrêté à la première épreuve, sur le titre de Céline Dion, «L’amour existe encore». «Je pensais que je touchais mon rêve du bout des doigts», se souvient-elle à propos de cette expérience qu’elle ne souhaite plus renouveler. Si les premiers mois suivant l’enregistrement ont été, de son aveu, difficiles à vivre, elle relativise à présent ce chapitre. «Comme a dit mon mari, tu as joué, tu as perdu. C’est sûr qu’il y a des choses nettement plus dramatiques dans la vie».

Persévérer et surtout vivre sa passion, voilà ce qui porte Emilie Duval vers ses nouveaux projets. L’an dernier, elle a sorti son deuxième album solo et lancé un nouveau spectacle, «Autoportrait». La chanteuse débute donc 2017 sur une note positive et entend bien la maintenir.

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