LUXEMBOURG
FRANCOIS KOEPP

Les pétitions pour ou contre le droit de fumer en terrasse font rage sur le site de la Chambre des Députés. L’Horesca, qui s’était déjà battue il y a quelques années pour que les cafés gardent la liberté d’imposer ou non l’interdiction de fumer en leurs murs, défend vigoureusement le dernier bastion des fumeurs: les terrasses.

«A notre connaissance, aucun pays voisin n’applique une telle réglementation. L’Horesca s’oppose clairement à toute nouvelle réglementation qui enfreint la liberté entrepreneuriale des entreprises. Toute entreprise doit continuellement s’adapter à la demande des clients, soit pour le choix des services, soit pour les produits offerts.

Nous comprenons néanmoins la gêne que certains consommateurs peuvent éprouver suite au manque de respect et d’éducation de certains clients, un phénomène qui se généralise dans de nombreuses situations au quotidien, et ce à partir d’un très jeune âge. Il faut donc encourager une meilleure éducation et miser sur plus de respect à la place d’interdire et de stigmatiser une partie de la population.

Nous pensons qu’à l’heure actuelle, une demande pour interdire de fumer en terrasse est très faible de la part des clients. Soucieux de satisfaire la demande de sa clientèle, chaque restaurateur peut néanmoins choisir de réserver une partie de sa terrasse, ou sa terrasse toute entière, aux non-fumeurs.

 L’Horesca est aussi soucieuse des conséquences économiques pour les entreprises de notre secteur, vu que suite à l’interdiction de la cigarette dans les bistrots, la fréquentation moyenne a baissé de 15 pourcent. Toutes les études faites auparavant par les autorités concernant la fréquentation des cafés et restaurants se sont avérées inexactes. L’étude faite par l’Horesca a bien pris en compte la réalité des habitudes du consommateur et nous avons malheureusement eu raison en annonçant que la fréquentation des cafés allait baisser, et par ce biais le nombre de bistrots.

 Vouloir protéger le consommateur est une cause noble, mais le faire par le seul biais de l’interdiction de la cigarette sur les terrasses me semble être le mauvais choix.

La société de nos jours veut une garantie et assurance à 100%. Elle ne veut pas prendre de risques, mais en fait chacun doit bien faire son propre choix et prendre ses propres responsabilités.

Le consommateur peut par son comportement influencer l’entreprise à s’adapter à sa demande et ceci sans pouvoir législatif.»