LUXEMBOURG
CK AVEC EUROSTAT

Elle s’établit à 1,4% dans l’UE au deuxième trimestre

La croissance annuelle des coûts de la main-d’œuvre a ralenti au 2ème trimestre à 1,0% dans la zone euro et à 1,4% pour ce qui concerne l’Union européenne, a annoncé Eurostat hier. De janvier à mars, l’indicateur pointait à 1,6% pour les deux zones.

Le coût du travail englobe les salaires et traitements d’une part, et les coûts non salariaux d’autre part. Et dans la zone euro, ils ont respectivement affiché une progression de 0,9% et de 1,4% en variation annuelle. Dans les 28 pays membres de l’UE, la hausse est plus marquée, de l’ordre de 1,3% et 1,6%.

Les pays de l’Est signent les plus fortes évolutions, avec des bonds de 12% en Roumanie, de 9,5% en Lettonie et de 7,3% en Bulgarie.

Le Luxembourg à contre-courant

Le Grand-Duché se distingue de la tendance générale avec une contraction du coût horaire de la main-d’œuvre de 1,1%. Seule la Finlande affiche une baisse plus marquée, de 2,0%. Dans le détail, ce sont surtout les autres coûts non salariaux qui pèsent dans la balance, avec une chute de 2,5%. Les salaires et traitements n’ont diminué que de 0,9%. Autre enseignement, le phénomène est particulièrement marqué dans l’économie non-marchande, où l’indicateur se tasse de 2,1% au Luxembourg contre 1,6% dans l’UE. La aussi, les coûts non salariaux sont ceux qui dévissent le plus, de 2,8% contre 2,1% pour les salaires et traitements. Du côté de l’économie marchande, la baisse se limite à 0,7% et à y regarder de plus près, c’est dans la construction qu’elle est la plus sensible (-1,1%), devant l’industrie (-0,9%) et les services (-0,7%). A l’échelle européenne, les coûts de la main-d’œuvre ont signé leur plus forte hausse dans la construction (+3,1%), loin devant l’économie non-marchande (+1,6%), les services (+1,2%) et l’industrie (+1,1%).