LUXEMBOURG
AUDREY SOMNARD

Les produits d’investissement labellisés LuxFLAG dépassent la barre des 100 milliards d’euros dans les actifs sous gestion

La finance dite durable a le vent en poupe et la place financière fait office de pionnière en la matière. L’Agence luxembourgeoise de labellisation des produits financiers (LuxFLAG) a de quoi avoir le sourire. Elle a annoncé hier dans un communiqué que les actifs sous gestion de ses produits d’investissement labellisés ont dépassé la barre des 100 milliards d’euros et s’élèvent à 106,2 milliards d’euros, au 31 mars dernier.

LuxFLAG labellise un total de 196 produits d’investissement dont 123 ESG (Environnement, Social et Gouvernance), 6 Environnement, 3 Financement du climat, 33 en Microfinance, 21 en Obligations vertes et 10 Statuts de fonds demandeur.

Croissance substantielle de 167%

Ces produits d’investissement sont domiciliés dans sept juridictions, à savoir la Belgique, la France, l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et sont gérés dans 16 pays par 84 entités. Le nombre de produits d’investissement labellisés LuxFLAG ESG a connu une croissance substantielle de 167% par rapport à l’année précédente. Ces résultats reflètent l’importance croissante de mettre en évidence les compétences des investissements en matière d’ESG et une forte croissance de l’investissement durable.

En outre, le nombre total de produits d’investissement labellisés LuxFLAG a augmenté de 88% au cours des 12 derniers mois. Sachin Vankalas, directeur de LuxFLAG est ravi que son agence accompagne cette tendance pour la finance durable: «Nous sommes heureux de constater que la demande est croissante pour les labels LuxFLAG, ce qui reflète clairement la croissance continue de la finance durable».

Même en ces temps troublés, le dirigeant estime que le travail continue et permettra même de mieux cibler les entreprises qui réagissent au mieux en période de crise: «Nous pensons que le contexte actuel autour de l’épidémie en cours permettra de mieux cibler les investisseurs et pression sur les entreprises pour qu’elles examinent les facteurs ESG tels que la planification de la continuité, le traitement les employés, la gestion de la chaîne d’approvisionnement et la préparation globale aux catastrophes», conclut-il.