LUXEMBOURG
JORGE ALMEIDA

Avec «Death Stranding», le créateur de la série «Metal Gear» nous offre enfin une nouvelle aventure

Depuis trois ans maintenant que le monde attend la nouvelle création des équipes d’Hideo Kojima et enfin la voilà. Avec une campagne marketing plutôt mystérieuse et un gameplay focalisé sur des livraisons, «Death Stranding» est depuis sa première bande-annonce considéré comme «trop compliqué» ou «extrêmement étrange» par les gens sur les réseaux sociaux. Rien de nouveau pour Hideo Kojima qui n’aime rien de plus que de jouer avec les attentes de ses fans. Mais que propose «Death Stranding» au-delà de son mystère et de son concept unique?

Reconnectez un monde post-apocalyptique en jouant au «facteur»

Le monde tel qu’on le connaît a été détruit par un phénomène, dont on ne connaît presque rien, nommé «Death Stranding». À la suite de cet évènement, la pluie dans le monde agite tout ce qu’elle touche à une vitesse extrêmement accélérée: la nature, les structures bâties par l’être humain comme les routes et les bâtiments et bien sûr aussi les espèces vivantes dans le monde. Tout ce qui n’est pas entièrement couvert sous la pluie meurt et c’est pour cette raison que l’humanité appelle cela le «Timefall». C’est pour cette raison qu’en tant que Sam Porter Bridges, joué par l’acteur Norman Reedus, le joueur doit délivrer des paquets et cargaisons entre les quelques capitales et centres de distribution restantes, tout dans le but de connecter ces stations à un «réseau chiral». Celui-ci permet aux gens d’être connectés et de communiquer entre eux, tout comme nos réseaux sociaux d’aujourd’hui.

De premier abord, on dirait qu’il n’y a pas beaucoup à faire en matière de jouabilité. Il s’agit certes, de transporter la marchandise du point A vers le point B, mais le jeu offre beaucoup d’obstacles en chemin ainsi que des méthodes pour en venir à bout. Le premier obstacle que le joueur rencontre est le «Timefall». Si le joueur ne se dépêche pas à travers la pluie, ou s’il ne trouve pas d’abris, il risque d’endommager sa cargaison. D’autres grands obstacles sont deux types d’ennemis présents dans le jeu. Les «Mules», qui sont des personnes dont le seul but est de voler la cargaison aux facteurs, ainsi que les «échoués». Ces derniers sont les âmes de personnes décédées qui sont apparues après le phénomène «Death Stranding».

Notre héros Sam Porter Bridges est une des rares personnes au monde qui a développé la capacité à détecter les «échoués», ce qui permet au joueur de se faufiler devant ses ennemis ou bien de les combattre avec des armes que l’on obtient au fur et à mesure de l’histoire.

Jamais tout seul

Probablement l’aspect le plus intéressant est le système «mulitjoueur» et comment il est explicitement lié à la thématique de la narration. Chaque joueur parcourt son propre monde tout seul et chaque joueur peut construire des structures qui servent à traverser les montagnes, terrains ou rivières par exemple, mais toutes ces structures se trouveront aussi dans le monde d’autres joueurs. Ainsi, grâce à des grandes structures comme des ponts ou même de simples échelles, tous les joueurs s’entraident automatiquement. C’est un système de gameplay très utile et qui est lié au motif principal de l’histoire qui est de reconnecter les gens au monde. En conclusion, «Death Stranding» offre sans doute beaucoup d’heures d’amusement à un public particulier, tandis que pour certaines personnes la nature étrange du jeu ne captivera peut-être pas leur attention pour très longtemps.

Disponible sur PS4 au prix d’environ 60 euros.