LUXEMBOURG
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La problématique du stockage pétrolier à nouveau soulevée par une question parlementaire

La réponse est claire: «Le gouvernement doit prendre les actions nécessaires pour garantir un niveau de stockage de produits pétroliers adéquat sur le territoire national en créant, selon les besoins, des capacités supplémentaires tout en cherchant une répartition raisonnable des moyens d’acheminement par voie fluviale, les chemins de fer et la route», écrivent le ministre de l’Economie Etienne Schneider, la Ministre de l’Environnement Carole Dieschbourg et le secrétaire d’Etat au Développement durable et aux Infrastructures Camille Gira au député Léon Gloden.

Aujourd’hui, le Luxembourg ne dispose que de huit jours de stockage de sécurité en dehors du stockage commercial nécessaire à l’approvisionnement des stations-services situées sur son territoire. Or, l’Agence Internationale de l’Energie et l’Union européenne recommandent aux Etats de disposer de 90 jours de stocks de sécurité de produits pétroliers. «82 jours de stocks de sécurité sont tenus hors de nos frontières. Cette situation n’est guère durable, notamment d’un point de vue de sécurité d’approvisionnement du pays en cas de crise», admettent les responsables politiques.

Renforcement des stocks domestiques

Une série de pistes se profilent à l’horizon avec des projets de nouveaux dépôts pétroliers à «Käerjeng (Héierchen)» et à Luxembourg-Ouest. Dans le même temps, il est question d’implanter des réservoirs pétroliers supplémentaires dans l’enceinte du Port de Mertert qui, avec Luxembourg-Findel, fait partie des sites de stockages existants pérennisés. Camille Gira et ses comparses insistent à ce propos sur la diversification des modes d’approvisionnement entre les différents canaux possibles, à savoir la route, le rail et le transport fluvial.

Fin novembre, le gouvernement a pris connaissance des conclusions de l’étude de faisabilité économique relative au découplage progressif des ventes de carburants des dépenses courantes de l’Etat. Le conseil de gouvernement a d’ailleurs instauré un groupe de travail interministériel chargé de suivre certains aspects de l’étude. Il remettra des travauhx au Conseil de gouvernement qui serviront de base aux décisions futures.