LUXEMBOURG
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Le marché des voitures a chuté de moitié depuis le mois de mars

Sale temps pour toute l‘économie, et à chaque jour un secteur qui souffre de la crise Covid-19. Avec des concessionnaires fermés, des voyages qui ne se limitent plus qu‘à l’essentiel, plus personne ou presque n’achète de voiture. Du côté de la production, la situation est aussi très compliquée puisqu’avec la fermeture d’usines et les mesures de précaution, peu de voitures sortent des concessionnaires aujourd’hui. Un constat amer que fait Guido Savi, de la fédération des constructeurs automobiles (FEBIAC Luxembourg): «La crise COVID-19 aura un impact important sur le secteur de l’automobile.

Depuis le mois de mars, le marché a chuté de moitié. En Europe, plus de 1.150.000 personnes sont affectées par la fermeture des usines et ce nombre ne représente que les personnes travaillant directement dans la production et l’assemblage de voitures, véhicules utilitaires légers, poids lourds et bus. Au total, le secteur automobile occupe plus de 13,8 millions de personnes en Europe. La crise a également entraîné une interruption de la chaîne logistique». La perte de production est estimée par la FEBIAC à plus de 2.000.000 de véhicules et la durée moyenne de fermeture est maintenant de près de 30 jours. Depuis quelques jours, plusieurs constructeurs, Toyota, VW, Volvo, Renault, ont annoncés la reprise progressive de leurs activités de production et d’assemblage.

Dépannages et réparations urgentes

L’arrêt du marché concernent toute la filière de distribution et donc également les milliers de concessionnaires. En Allemagne, les concessions automobiles vont réouvrir à partir de lundi 20 avril. Au Luxembourg, le secteur automobile entre dans une phase de déconfinement progressif.

Les activités autorisées sont la livraison de véhicules, le remplacement de pneus, les entretiens, les dépannages, les réparations urgentes et travaux de carrosseries nécessaires et ce, dans le respect d’une série de mesures sanitaires. Mais ce n’est pas tout: «La crise pose également des problèmes au niveau des échéances de certaines réglementations européennes relatives à de nouvelles nouvelles exigences techniques (émissions, normes Euro...) car les stocks de véhicules n’ont pu être écoulés. Les gouvernements des Etats membres et les fédérations du secteur automobile négocient avec la commission européenne pour un assouplissement de ces échéances», conclue Guido Savi.


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