MONTRÉAL
PATRICK VERSALL

Le court-métrage «The man who lived on his bike» de Guillaume Blanchetsera diffusé ce soir dans le cadre du «Festival international des très courts» à l’Utopia

Ce soir, le «Festival International des très cours» fera escale au Cinéma Utopia à Limpertsberg.

Lors une séance spéciale, les cinéphiles Luxembourgeois auront l’occasion de découvrir à partir de 20 heures une sélection de 46 courts-métrages retenus par le jury de la 15e édition du festival. Cette sélection officielle est diffusée dans plus de 100 villes à travers le monde entier.

Le «Lëtzebuerger Journal» a eu l’occasion de parler au réalisateur Québecois Guillaume Blanchet de son œuvre acclamée «The man who lived on his bike» , qui sera projetée ce soir à Luxembourg.

Vous avez dédié le court-métrage «The man who lived on his bike» à votre père qui a parcouru plus de 120.000 kilomètres sur sa bicyclette. C’est comme cela que vous est venu l’idée de raconter ce voyage à bicyclette à travers la vie d’un homme?

Guillaume Blanchet J’habite à Montréal où je me sers beaucoup de mon vélo pour circuler pendant les quatre saisons de l’année. D’abord j’étais obligé de faire des tests pour vérifier si j’étais capable de faire du vélo sans me servir des mains. Ensuite, j’ai commencé à écrire un scénario pour pouvoir raconter l’histoire.

Vous parlez des tests; dans une scène du film, on vous voit préparer un œuf sur le plat assis sur votre vélo. J’imagine qu’il faut s’entraîner durement avant de vraiment réussir à cuisiner sur un vélo.

Blanchet Exactement. Mais je devais aussi essayer de conduire sur la neige sans les mains car cela peut être assez stressant. Au début, je ne savais pas jusqu’où je seraiscapable d’aller au niveau technique. Ensuite, j’essayais de tenir une poêle ou une planche à repasser dans les mains. Il faut préciser que l’idée m’est venue il y deux ans, malheureusement, à cette époque -là, je ne disposais pas encore de la bonne caméra pour réaliser mon projet.

La réalisation du court-métrage vous a pris combien de temps?

Blanchet Avec toutes les préparations, je dirais environ un an et demi.

Le film sera montré ce soir sur grand écran. Est-ce que les internautes ont déjà pu le voir sur le net avant que le jury le retienne pour le «Festival international des très couts»?

Blanchet Il s’agit d’un petit miracle: au début, je l’avais juste mis sur Facebook pour le partager avec mes amis. Parmi eux, j’ai des amis qui sont journalistes et qui ont donné le court-métrage à des journaux. C’est en effet moi-même qui l’ai envoyé au «Festival international des très courts».

«The man who lived on his bike» a eu un parcours sur internet très important. Aujourd’hui, je viens d’être approché par un bon nombre de grands festivals qui s’intéressent au vélo. J’ai récemment contacté un un grand distributeur pour qu’il m’établisse une stratégie. Je dois avouer que j’ai gagné un certain nombre de prix ces derniers jours.
www.trescourt.com - La séance spéciale commence ce soir à 20 heures au ciné Utopia.