LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

La Chine, l’Inde et le Japon figurent en bonne positiondans les perspectives d’investissement de la KBL epb au second semestre

Le constat est simple: aujourd’hui, plus aucun pays européen ne figure dans le top 3 des puissances économiques mondiales. Les États-Unis, la Chine et le Japon ont pris la tête de la course et à l’horizon 2030, l’Empire du milieu devrait devancer le pays de l’Oncle Sam et l’Inde. «Dans un portefeuille, on ne peut plus négliger la Chine et l’Inde aujourd’hui», appuie Stefan Van Geyt, le Group Chief Investment Officer de la KBL epb.

Une concentration du pouvoir d’achat en Chine

Bien qu’il soit aujourd’hui impossible d’aller directement sur les marchés chinois, les investisseurs européens peuvent y pénétrer par le véhicule de fonds d’investissements. Au niveau des obligations, «la Chine est le troisième marché obligataire mondial», souligne Ilario Attasi. Le Chief Investment Officer pour la branche luxembourgeoise du groupe KBL epb pointe par ailleurs des évolutions sociologiques phares comme l’urbanisation croissante. La mutation du paysage économique se fait également sentir: «A terme, la consommation chinoise prendra le dessus sur les exportations.» Au niveau des actions, celles de type A sont libellées en renminbi et cotées à Shanghai. Les titres H, moins onéreux, sont pour leur part listés à Hong Kong. «Notre recommandation va sur 2/5ème d’exposition aux types A et 3/5ème à celles de type H». Et avec des entreprises locales leader de leur marché, les perspectives sont encourageantes: PetroChina, Alibaba, China Mobile et Lenovo sont désormais les moteurs d’une partie de l’économie mondiale.

Aussi, la politique de l’enfant unique génère une concentration du pouvoir d’achat. «En à peine une semaine fin mai 2015, un nombre record de 4,5 millions d’investisseurs chinois a ouvert de nouveaux comptes de trading», souligne le responsable.

Inde: un potentiel de développement global

Avec une population en passe de dépasser celle de la Chine et qui plus est jeune, l’Inde possède à la fois les ingrédients de la productivité et d’une société économiquement active. «Le potentiel de croissance est énorme», pointe Stefan Van Geyt qui cite le taux de pénétration du web de 19% seulement, les 9% de la population active sur les réseaux sociaux, sans oublier le fait que moins d’un foyer sur cinq possède une voiture. En outre, le pays dirigé par le self-made-man Narendra Modi bénéficie d’atouts comme le faible coût des matières premières et du pétrole, dont il est un grand importateur.

Opportunités nippones

Au Japon, les trois flèches de la politique du Premier ministre Shinzo Abe éveillent l’appétit de la KBL epb. La relance budgétaire, les réformes structurelles mais par-dessus tout la nouvelle politique monétaire a permis de rendre le yen beaucoup moins cher et donc, plus attractif. Par ailleurs, les actions sont privilégiées au sein du fonds de pension public japonais, où l’équivalent de 1.000 milliards de dollars a été injecté. «Il y a des chances pour que des fonds privés suivent le mouvement ainsi que d’autres investisseurs institutionnels et privés», avance Ilario Attasi.

Clairement, les évolutions rencontrées par les trois pays témoignent d’un glissement du centre gravité de l’économie mondiale vers l’est. Ils évoluent aussi au rythme de leur démographie, qui tantôt se stabilise en Chine, tantôt décolle en Inde avec d’ici à 2050 1,6 milliard d’habitants, tandis qu’au Japon, les autorités affûtent leurs armes face au vieillissement de la population. Actuellement, un quart de la population nipponne est âgé de plus de 65 ans.


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