Presque un an après l’éclatement de l’affaire Luxleaks, la presse luxembourgeoise est revenue au Crystal Park de PwC pour une conférence de presse au ton bien plus détendu. «Ce fut une année mémorable pour PwC», a d’emblée commenté son nouveau CEO, John Parkhouse. Outre le départ de son prédécesseur Didier Mouget, l’exercice clos au 30 juin a aussi été marqué par l’emménagement du groupe au Ban de Gasperich et l’affaire Luxleaks. «Cela nous a demandé beaucoup de temps et d’efforts», a reconnu le dirigeant. Au final, le cabinet a réalisé 337 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit 7% de plus qu’en 2014. Certes, la croissance est au rendez-vous mais à un chiffre seulement contre 10% en 2014 et 11% en 2013. «C’est une période difficile pour beaucoup d’acteurs au Luxembourg», a admis John Parkhouse qui évoque aussi les investissements consentis dans la création d’emploi et les formations.
Vendre le Luxembourg, toute une affaire
Près de 850 nouvelles recrues ont rejoint PwC ces douze derniers mois, portant l’effectif total à 2.600 personnes. «Cela représente un turnover de 16-17%», a ajouté Rima Adams, la Managing Partner en charge du Business Development. Le membre des «Big Four» affirme poursuivre sa politique de recrutement au-delà des frontières de la Grande Région, avec un travail de promotion du Luxembourg. Et de citer le développement des Fintech, le succès du PwC Accelerator qui a vu le jour au Grand-Duché pour soutenir les entreprises innonvantes et qui s’est ensuite exporté dans 26 pays ; sans oublier PwC Entrepreneur qui se positionne sur l’accompagnement des PME de la Grande Région.
«Il y a trois hubs Fintech dans le monde: la Silicon Valley, Singapour et le Luxembourg», a souligné le nouveau CEO. Affirmant que «les clients n’ont certainement pas perdu confiance en PwC et dans notre pays», il a néanmoins reconnu que des changements avaient été introduits en interne au niveau de la sécurité des données, avec le support d’un expert venu de la maison-mère actif en la matière. Bref, les enseignements de l’affaire Luxleaks commencent à se faire sentir, et cela se voit aussi dans l’activité.
Si l’audit représente 41% des revenus du groupe en 2015 (+7%), les métiers «tax» accusent la plus nette hausse de l’activité, de l’ordre de 15%, poussés en particulier le «tax compliance». Quant au conseil, il a rapporté 7% de plus qu’en 2014, et pèse presque un quart du chiffre d’affaires du cabinet. Avec tout cela, PwC confirme son leadership du marché luxembourgeois: il demeure le sixième employeur du pays.
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