LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Au premier semestre, le résultat net progresse de 127 millions d’euros par rapport à la fin 2013

Elle est encore longue, la route vers des résultats positifs. Il n’empêche, Dexia remonte lentement la pente après son démantèlement de 2008. Hier, le groupe a annoncé avoir enregistré une perte nette de 329 millions d’euros au premier semestre, soit un résultat net récurrent en progression de 127 millions d’euros sur six mois. Clairement, l’heure n’est pas encore à la fête mais l’exécution du plan de résolution ordonnée allège la structure tentaculaire et lui permet même de faire quelques plus-values. Ainsi, 69 millions d’euros ont été encaissés suite à la vente, pour 380 millions d’euros, de la totalité des parts dans Dexia Asset Management (DAM) à New York Life Investments en février dernier. Le même mois, Dexia a cédé sa participation dans Popular Banca Privada à Banco Popular Espanol, réalisant une plus-value de 21 millions d’euros.

Quelques bonnes affaires

Au total, 484 millions d’euros d’actifs ont été cédés le semestre dernier, avec un gain de 25 millions d’euros et une baisse du coût du risque pour le groupe. «Au cours du semestre, Dexia a tiré profit de conditions de marché favorables pour constituer une réserve de liquidité en anticipation d’importantes tombées de financement fin 2014 et début 2015», a réagi son administrateur délégué Kerel de Boeck.

Le 24 janvier 2013, la garantie de financement de 85 milliards d’euros accordée par les États belge, français et luxembourgeois. Cette mesure est inscrite dans le plan d’affaires du groupe, mais ce dernier annonce une nouvelle mise à jour du document lors du second semestre de cette année.

Au chapitre de la cession de la BIL à l’État luxembourgeois, Dexia précise que les seize notifications d’indemnisation introduites par les acheteurs ont été ramenées à neuf par les acquéreurs de la BIL. «Dexia continue cependant à fermement contester chacun de ces réclamations.»


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