LUXEMBOURG
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Ce dimanche, c’est la journée mondiale contre cette maladie qui touche encore des centaines de milliers

Elle ne devrait plus exister alors que l‘on sait la soigner depuis 1981: la lèpre. Pourtant, chaque année, plus de 200.000 nouveaux cas sont détectés, dont 10% sont des enfants. En cette veille de la Journée Mondiale de lutte contre la lèpre, qui tombe toujours le dernier dimanche de janvier, nous avons fait le point sur la thématique avec la Fondation Raoul Follereau Luxembourg, à pied d‘oeuvre depuis 1966 dans la lutte contre cette maladie qui doit être diagnostiquée le plus tôt possible pour éviter la propagation des bactéries dans le corps et ainsi des ulcères infectieux ou à la perte de membres.

La «maladie de la pauvreté»

Malheureusement, dans les régions tropicales où la lèpre est le plus répandu, la population a souvent un accès très restreint aux soins primaires, ce qui rend le dépistage précoce compliqué. La malnutrition et les conditions d’hygiène souvent défavorables, affaiblissent le système immunitaire et favorisent ainsi la propagation de la lèpre souvent qualifiée de «maladie de la pauvreté».

La stratégie 2016-2020 de L’Organisation Mondiale de la Santé fixe trois priorités principales dans cette lutte: la coordination et le partenariat des acteurs, l‘éradication de la lèpre et de ses complications et enfin, la lutte contre les discriminations et la promotion de l’inclusion. Une lutte que la Fondation Follereau poursuit activement à travers la mise en œuvre de ses projets.

La lutte contre l‘exclusion aussi

La Fondation, qui porte le nom de l‘écrivain et journaliste français Raoul Follereau (1903-1977), créateur de la journée mondiale de lutte contre la lèpre et fondateur de l’œuvre, avait historiquement comme principal objectif d’assurer non seulement la prise en charge médicale des personnes atteintes de la lèpre, mais également de sensibiliser les communautés afin de lutter contre l’exclusion: l’ignorance et la peur de la maladie créaient et créent encore une forte marginalisation des malades. Depuis ses débuts, la Fondation Follereau a ainsi pu guérir plus de 600.000 personnes atteintes de la lèpre. Un chiffre correspondant à la population du Luxembourg.

Le terrible Ulcère de Buruli

Outre la détection précoce et le traitement de la lèpre, la Fondation Follereau s’engage également dans la lutte contre d’autres maladies tropicales négligées comme l’ulcère de Buruli, qui touche particulièrement les enfants et adolescents. Non traitée, cette maladie bactérienne peut conduire à des ulcérations majeures de la peau, et parfois atteindre les os.

Des projets au Togo, au Bénin, à Madagascar et en Guinée

Dans ses projets au Togo, au Bénin, à Madagascar et en Guinée, la Fondation Follereau collabore avec des organisations partenaires locales pour assurer une prise en charge médicale adéquate pour les personnes atteintes de la lèpre et de l’ulcère de Buruli. Au-delà des soins médicaux professionnels, les projets proposent aussi des activités favorisant la réinsertion des patients dans la société et la prise en charge scolaire des plus jeunes. De plus, des campagnes de sensibilisation communautaires visent activement à promouvoir la détection précoce et la lutte contre les préjugés.


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