LUXEMBOURGMADY LUTGEN

Du 13 au 19 octobre: Une Luxembourgeoise au «Trophée Roses des Sables» au Maroc

Créé en 2000, à l’initiative de Géraldine et Jean-Jacques Rey, le «Trophée Roses des Sables» est une compétition exclusivement réservée aux femmes de plus de 18 ans ayant soif d’aventure et de découverte.

L‘équipe mixte franco-luxembourgeoise «Rose Mécanique n° 432», qui y participe, est composée de Virginie Huvelle-Amoretti, maman d’une princesse de quatre ans et dirigeante de l’agence événementielle «Angels» au Grand-Duché de Luxembourg, et de Véronique Touret, maman d’un pirate de quatre ans et gérante de la «Brasserie Centrale» à Megève.

Le «Lëtzebuerger Journal» s’est entretenu avec Virginie Huvelle-Amoretti.

Comment l’idée de participer à une course pareille vous est-elle venue?

Virginie Huvelle-Amoretti Ma coéquipière Véronique a posté sur Facebook qu’elle recherchait une partenaire pour faire ce rallye. J’ai tout de suite sauté sur l’occasion! J’ai toujours été attirée par les sports mécaniques. Et puis le challenge personnel fait partie de mon caractère. Il y a surtout notre soutien à de différentes associations qui donne une réelle envie d’aller très loin. On a choisi de soutenir «SOS Village d’Enfants».
Quelle est la difficulté de ce sport?

Huvelle-Amoretti La difficulté, c’est surtout la chaleur dure à supporter et le manque de sommeil. Ensuite, il s’agit d’une course d’orientation avec des points de contrôle obligatoires ou secrets. Plus de points de contrôle on atteint, plus on a de points, avec comme seuls outils: la carte, la boussole et le road book. On peut tourner des heures avant d’arriver au bivouac.

Est-ce que vous n’avez pas peur d’un éventuel accident?

Huvelle-Amoretti On évite d’y penser!! Mais cela peut arriver, il y a régulièrement des accidents. Nous sommes très bien équipées. Donc si ça devait arriver, j’espère qu’il ne s’agira que de quelques bleus (rit). Je pense qu’on a davantage peur des scorpions qui dorment sous notre tente !

Comment ce rallye se déroule-t-il?

Huvelle-Amoretti Nous recevons chaque jour un briefing de départ par le responsable de l’organisation. Puis, nous récupérons notre road book de la journée et on prend le départ. Le déjeuner se fait bien souvent en roulant. Dans le désert, nous allons faire au total 6.000 km, répartis sur dix jours, dont deux en immersion totale. On se débrouille et on bivouaque, seules.

Comment est-ce que vous vous préparez pour cette aventure?

Huvelle-Amoretti La préparation est assez compliquée. Car au début on doit trouver des sponsors pour pouvoir financer ce projet. Puis il faut tout organiser: Location du 4X4, formation de pilotage, cours de navigation, cours de mécanique. Il faut aussi se préparer physiquement.

Quelles sont vos ambitions?

Huvelle-Amoretti Le but est d’aller jusqu’au bout de la course et de pouvoir rapporter le plus possible de sous aux associations que nous soutenons. Maintenant j’aime le défi, donc plus on se rapprochera du podium plus on sera fière…

Dans les médias, le rallye est décrit souvent comme un sport réservé aux hommes, pourquoi est-ce que tu penses que l’image du sport n’a pas encore changé?

Huvelle-Amoretti C’est difficile de faire changer cette image, car très peu de femmes font ce genre de sport. Il faut s’y connaître un peu en mécanique. Nous devons nettoyer notre filtre à air tous les
soirs, contrôler les différents liquides, gérer les pressions des pneus. Ce genre d’activités n’attire pas trop les filles.

J’avoue que je n’apprécie pas cette activité non plus. Pour ma part, j’aime conduire et apprendre à contrôler un véhicule de 2,5 tonnes. Et puis la navigation c’est super!