LUXEMBOURG
STEVE MACK

Kloertext: la Journée mondiale des premiers secours

Avoir les bons réflexes, les bons gestes, ne s’improvise pas. Pour pouvoir aider ses proches en cas d’accident, les services de secours proposent des formations au Luxembourg. Quelques heures de son temps qui peuvent potentiellement sauver des vies, ce que rappelle Steve Mack, directeur de l’Institut National de Formation des Secours, à l’occasion de la journée mondiale des premiers secours.
«La réforme des services de secours a eu lieu en 2018, avec la création de l’institut national des premiers secours, qui propose des formations au grand public. Nous sommes passés de 28 heures de cours avec un test à la fin, à aujourd’hui 16 heures de cours avec au bout une validité de 5 ans. Le contenu a été réduit à l’essentiel, de ce qui peut aider au quotidien: passer un appel, faire les premiers gestes lors d’un arrêt cardiaque ou un accident qui sont similaires aux standards européens et mondiaux. Si l’on prend le temps, c’est que l’on est intéressé, le test qui rebutait beaucoup a donc été supprimé. En 2019, 1.516 cours ont été organisés pour 16.383 participants, les chiffres étant à peu près stables d’année en année, même si la réduction des heures de cours a aidé.
Suivre cette formation aux premiers secours, c’est un geste de civilité, de solidarité, car il s’agit d’aider les autres. Dans une société individualiste, c’est un signe fort. Et si on ne le fait pas pour soi-même, il faut le faire pour ses proches, car 80% des accidents ont lieu dans l’entourage direct, à la maison ou au travail, ce sont des personnes que l’on connait, c’est beaucoup plus rare de devoir intervenir dans la rue par exemple.
Les premières 5 à 10 minutes sont primordiales, surtout pour les arrêts cardiaques, la chaîne de secours pré-hospitalière est très importante, chacun peut être un héro, et ces gestes sont à la portée de tous. La seule faute, c’est de ne rien faire.
L’objectif est d’avoir une couverture maximale des secours au niveau national, c’est pourquoi nous nous sommes dotés de deux SAMU supplémentaire à la création du CGDIS, ce qui nous en fait 5 au total aujourd’hui. Les formations avaient été arrêtées en mars dernier, du au confinement, la reprise pour cette année est prévue à la mi-octobre, nous accuserons donc un retard de deux à trois semaines seulement par rapport à d’habitude. Mais nous pouvons nous attendre à une baisse des participants cette année, en espérant que les inscriptions reprennent dès l’année prochaine.»