LUXEMBOURG
LJ

Le ministère de l’environnement a lancé samedi une campagne contre les déchets sauvage

On les voit partout: au bord des routes, des cours d’eau, dès qu’on s’éloigne un peu des villes, les déchets sauvages se multiplient. Des paquets de cigarettes vides jetées par des automobilistes peu scrupuleux, des bouteilles en plastique, à carrément des déchets ménagers disposés en pleine nature, cela représente chaque année des tonnes de détritus au Luxembourg. Le ministère a constaté que la moitié de ces actes de déchets sauvages se font à quelques mètres d’une poubelle non pleine, un comble! Les mégots de cigarettes, les emballages vides - telles que canettes et autres emballages de fast-food-, et des chewing-gums comptent parmi les articles les plus abandonnés ou jetés.

Pour ceux qui ne se sentiraient pas concernés, les autorités rappellent au cours de cette campagne que les auteurs de ces incivilités sont issus de toute la société, qu’importe le genre, la situation ou encore l’âge. Le plastique qui est massivement présent dans les océans et qui tuent à petit feu les mammifères marins et autres tortues ne s’est pas retrouvé dans l’océan par hasard. Il est estimé que 100 à 142 millions de tonnes de déchets se retrouvent actuellement dans les océans. Jusqu’à 80% de cette pollution marine provient des régions terrestres à travers les canaux d’eau usées et les fleuves. Concrètement, l’emballage plastique du paquet de cigarettes ou encore la paille jetés par la fenêtre au Luxembourg vont se retrouver quelques semaines plus tard dans l’océan, rien que par l’effet de courant des cours d’eau et du vent.

Risque d’ingestion ou d’étouffement pour les animaux

Au Luxembourg, la campagne rappelle les méfaits des déchets sauvages: Certains déchets sauvages tels que les éclats de verre peuvent présenter un danger d’infection ou de blessures pour enfants et animaux domestiques, entraînant un risque d’ingestion ou d’étouffement pour les animaux et notamment pour le bétail.

Les déchets en plastique se dégradent en micro-plastiques (moins de 5mm) qui s’accumulent dans les corps des êtres vivants et nuisent tant à la santé humaine qu’animale et qui sont emportés par les fleuves jusqu’à la mer. Selon des études, les animaux qui trouvent leur nourriture exclusivement dans les océans, ingèrent jusqu’à 6 tonnes de micro-plastiques par an. Sans compter que les éclats de verre et les mégots de cigarettes qui ne sont pas éteints correctement peuvent causer des feux dans les bois ou sur les pâturages.

De fait, la campagne se veut visuelle avec vidéos diffusées au cinéma et des images qui représentent les premières victimes des déchets sauvages: les animaux. On y trouve entre autres les oiseaux qui mangent le chewing-gum et les mégots de cigarettes, les vaches qui souffrent et meurent suite à des bouts métalliques, de verre et de plastique non détectés dans les champs qui finissent dans le foin ou le fourrage, les chiens qui se blessent parfois très sévèrement dans des morceaux de verre cassés ainsi que les poissons qui se retrouvent avec l’estomac plein de plastiques et de micro-plastiques et qui finissent par mourir de faim. Pour lutter contre ce fléau, les autorités recommandent d’éviter de créer des déchets à la source en limitant les emballages inutiles lors des achats. Il faut également éviter d’abandonner des déchets dans des lieux déjà sales ou à côté des poubelles déjà pleines. Les autorités invitent également à communiquer des idées d’amélioration à sa commune et au gouvernement.