LUXEMBOURG
SOPHIE GLESENER

C’était le 25 avril 2015: le Népal est secoué par un puissant séisme de magnitude 7,8 sur l’échelle de Richter faisant 8.900 morts, plus de 22.000 blessés et des millions de sinistrés. Cinq ans après, le pays ne s’est toujours pas relevé de ses blessures alors qu’il est à présent également touché par la pandémie Covid19. Sophie Glesener, directrice de l’ONG SOS Villages d’Enfants Monde appelle à venir à la rescousse des Népalais.

«Cinq ans après le terrible séisme, ce pays très pauvre reste très fragile aujourd’hui même si de nombreuses organisations comme la nôtre étaient immédiatement à la rescousse après la catastrophe. Grâce à la mobilisation de quelque 400 collaborateurs et volontaires, SOS Villages d’Enfants Népal, présente sur le terrain depuis 1972 avait mis en place une aide d’urgence suivie d’une réhabilitation qui ont permis d’accompagner près de 30.000 personnes avant de passer le relais aux communautés locales impliquées dès le départ dans les projets. Peu de temps après le tremblement de terre, un camp médical a pu être établi près du village de Kavre et est resté ouvert pendant 24 jours pour s’occuper de 4.600 personnes, en majorité des femmes et des enfants.

Parmi les autres priorités, à côté de la prise en charge d’enfants non accompagnés dans des Villages SOS ou par des parents éloignés, il y a eu l’ouverture de 25 espaces d’accueil pour 2.000 enfants qui ont servi de foyer de jour permettant aux parents de retrouver une activité. Rapidement, l’accent a aussi été mis sur l’accès à l’éducation et le soutien des écoles ainsi que sur le renforcement économique des familles sinistrées. Enfin, le programme “Emergency Preparedness Programme” s’est concentré sur le renforcement de la résilience des communautés pour faire face à de futures catastrophes. Dans 25 localités, plus de 5.900 personnes en ont bénéficié.

SOS Népal, qui entretient dix Villages Enfants Monde dans tout le pays, a participé à la reconstruction d’écoles et de maison familiales et a soutenu le renforcement économique pour permettre aux familles de retrouver aussi vite que possible une vie normale. Quelque 1.000 familles ont pu en bénéficier jusqu’ici.

Mais le travail est loin d’être achevé. Aujourd’hui, les Népalais doivent faire face à une nouvelle catastrophe: la pandémie du Covid-19 a conduit à la fermeture des frontières. Ce qui met à mal l’important secteur du tourisme et ceci au plus fort de la saison. Voici donc des centaines de guides de porteurs privés de leurs revenus principaux. SOS Villages d’Enfants Monde est à pied d’œuvre pour que le Népal ne soit pas oublié en ces temps de pandémie et de profondes incertitudes. Nous remercions les lecteurs pour tout soutien dans cette tâche.»

Il est possible de faire un don pour SOS Villages d’Enfants Monde sur le CCPL IBAN LU65 1111 0050 0053 0000 ou en ligne sur www.sosve.lu