LAURENT MULLER

Le terme «fintech» (contraction de finance et technologie) s’applique à des entreprises qui utilisent les nouvelles technologies pour repenser le fonctionnement du secteur financier. Fintech signifie innovation, et notamment innovation dans la forme comment les services aux clients sont abordés. Il s’agit donc d’une profonde remise en question, destinée à s’assurer de l’adéquation entre la prestation et le prospect. Ce processus peut mener jusqu’à une refonte complète du service offert. On parle alors de «disruption». La masse de données numériques générées et stockées quotidiennement (les «big data») représente, aujourd’hui, à ce niveau comme dans celui de l’optimisation de la gestion d’entreprise, une formidable source d’information pour les entreprises. Mais au-delà d’un néologisme à la mode, l’«esprit fintech» constitue également une notion d’avenir qui peut être mise en pratique dans de nombreux autres domaines.

L’épine dorsale des sociétés de service

Gestion d’actifs, assurances, paiements… Les nouvelles technologies sont, certes, en train de bouleverser les services financiers mais d’autres secteurs économiques savent les utiliser à leur profit au premier rang desquels, celui des services. Ainsi, la firme de taxis Uber, une des plus grosses start-up du monde, ne possède aucun véhicule, mais assure le service «taxi». De même, «AirBnB», l’un des leaders mondiaux du secteur de l’hébergement, ne détient pas de biens immobiliers. Aucune salle de cinéma n’appartient à «Netflix», qui propose pourtant films et séries télévisées. «Amazon», «Facebook», «Itunes»... constituent encore des exemples. Toutes ces sociétés ont en commun d’offrir du service et d’en avoir réformé la pratique via les nouvelles technologies, en mettant en relation l’offre et la demande. Ce n’est qu’avec l’utilisation des nouvelles technologies et du big data pour le bon positionnement et la gestion opérationnelle que ceci n’est devenu possible.

Une source d’inspiration pour les entrepreneurs

Ainsi, les métiers classiques peuvent, eux aussi, s’inspirer de ces innovations et  chaque entrepreneur, indépendamment de son secteur pourrait s’approprier du concept «fintech». L’utilisation du numérique, tout comme celle des mégadonnées, devrait devenir la règle plus que l’exception. Cela permettrait aux entrepreneurs de connaître avec plus de précision leur situation concurrentielle, de mieux comprendre les attentes de leur clientèle et l’optimiser le cas échéant et d’affiner leur gestion pour mieux piloter leur entreprise. Pour être innovant, il ne faut de nos jours pas forcément réinventer la roue. Mais la remise en question des services offerts, une certaine interaction avec les clients, une revue plus profonde de la chaîne de valeur via l’utilisation intelligente de nouvelles technologies et une gestion plus précise via des données pertinentes issues du «big data» peuvent faire progresser significativement une entreprise. Les services financiers sont en train de changer avec les «fintech» et les secteurs «classiques» suivront.

L’ENTREPRISE

Muller & Associés

Muller & Associés est une entreprise familiale luxembourgeoise, gérée par deux frères, Frédéric et Laurent Muller depuis 2006. Historiquement, Muller & Associés était une fiduciaire créée en 1981 et qui a développé en parallèle une offre de conseil économique. La spécialité de Muller & Associés consiste à fournir aux décideurs des données parlantes pour les assister à prendre les bonnes décisions. Muller & Associés détient une filiale à Zurich en Suisse qui est spécialisée dans le conseil dans le domaine du «healthcare» et l’activité du conseil en stratégie est gérée ensemble avec Jean-Claude Bintz.
http://www.muller.eu.com