LUXEMBOURG
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La Financière de l’Echiquier a imposé les critères ESG sur tous ses fonds

Elle en est persuadée, la bonne gouvernance et les critères ESG (Environnement, social, gouvernance) sont la clé des performances des entreprises. Sonia Fasolo est gérante d’Echiquier Positive Impact et co-gérante d’Echiquier Major SRI Growth Europe. De passage à Luxembourg, elle a présenté une étude menée sur 500 entreprises pendant neuf ans, pour noter la différence d’impact des différents critères ESG. Il faut dire que la thématique est prise au sérieux chez la Financière de l’Echiquier puisque cela fait douze ans que ces critères ont été progressivement imposé sur tous les fonds du groupe.

Une politique d’exclusion d’abord, «nous ne voulons pas d’entreprises qui tuent leurs clients» pour parler de l’industrie du tabac, mais aussi d’accompagnement des clients pour adopter des politiques bénéfiques pour tous. «L’ESG ce n’est pas que le côté punitif, nous voulons mettre en valeur des entreprises qui bénéficient de ces tendances de croissance», estime Sonia Fasolo. Même si les doutes persistent sur les performances pour les entreprises de développement durable, pour la gérante il n’y a aucun doute. Ainsi l’étude, qui a mesuré des portefeuilles fictifs selon des «notes» ESG, les entreprises les mieux notées ont eu de meilleurs résultats que les autres. Pour Sonia Fasolo qui ne jure que par la bonne gouvernance d’une entreprise, la surprise était cependant de taille puisque ce sont d’abord les critères sociaux qui ont établi les meilleures performances.

Tout est pris en compte, de même que les entreprises à controverse style VW sont pénalisées. «La transparence attire naturellement de bonnes notes ESG. Les entreprises avec une bonne gouvernance mettent en place de bonnes politiques», explique Sonia Fasolo. Un cercle vertueux en somme, qui est monitoré. Si les entreprises n’appliquent pas les mesures demandées, elles risquent d’être rétrogradées, et de réaliser des performances moins intéressantes.