ANDRÉ ALMEIDA

«A Way Out» est un jeu de coopération unique en son genre

A Way Out», édité par Electronic Arts, est seulement le deuxième jeu développé par le Studio Hazelight, connu entre autre pour le titre: «Brothers: A Tale of Two Sons». Ce jeu d’action-aventure se différencie de la concurrence en étant le premier opus complet en coopération à deux joueurs. En effet, le joueur ne peut pas finir le jeu en mode solo et il est impératif d’y participer avec un deuxième joueur (en mode écran partagé), soit en local ou en ligne. Cela dit, le deuxième joueur n’est pas forcé d’acheter lui-même le jeu, car «A Way Out» offre la possibilité d’y jouer, en local ou en ligne, en ayant un seul jeu à disposition. Une innovation accueillie à bras ouverts par toute la communauté. Les joueurs pourront compter sur une durée de vie comprise entre 6 et 8 heures.

Un début tragique

L’histoire débute avec une séquence dans un avion où Leo et Vincent se remémorent tous les défis et obstacles qu’ils ont dus franchir pour arriver à ce moment précis de leur aventure. La séquence de «flashback» commence par l’incarcération de Vincent dans la prison, où il a été condamné à quatorze années d’isolement et Leo qui est déjà incarcéré depuis six mois, qui lui a écopé de huit années. Au début, aucun des deux hommes ne s’intéresse particulièrement à l’autre, jusqu’à ce que Vincent évoque le nom de Harvey, un ennemi commun. Après quelques péripéties, les deux hommes décident d’unir leurs forces pour s’évader de prison et de planifier leur vengeance envers celui qui les a trahis et mis leurs familles en danger.

La sortie chaotique vers la liberté

Leo et Vincent commencent alors à planifier leur évasion. Leur plan est certes chaotique, semé d’imprévus et de beaucoup d’improvisation, mais à la fin il est efficace et remplit le but souhaité. Durant cette phase, les joueurs se verront toujours mutuellement en écran partagé et pourront ainsi observer les discussions et choix de l’autre. Ils devront aussi s’entraider à plusieurs reprises pour réussir à s’évader. Enfin «libres», les deux hommes se mettent en route vers leur destination finale, Harvey. Ils devront alors s’arrêter à plusieurs reprises, pour changer de vêtements, visiter les familles de Leo et Vincent et pour se procurer de l’argent et des armes. Bien sûr, ces évènements ne sont pas de tout repos et il y a toujours des obstacles et problèmes à surmonter.

«A Way Out» offre à cinq ou six reprises le choix de la méthode avec laquelle les joueurs veulent affronter un obstacle. Ces choix sont toujours répartis en deux catégories: la méthode de Vincent ou la méthode de Leo. Si les joueurs optent pour la méthode de Vincent, ils auront une approche plus calme et furtive. Par contre si les joueurs choisissent la méthode de Leo, cela implique souvent de foncer dans le tas les yeux fermés sans se soucier des répercussions. Il faudra donc rejouer au jeu une deuxième fois pour pouvoir observer tous les scénarios. Les joueurs s’attacheront émotionnellement très vite au personnage qu’ils contrôlent et cela se manifestera pendant, mais surtout à la fin du jeu. Au final, «A Way Out» forge une camaraderie entre deux joueurs que peu de jeux réussissent à produire. Et même en étant un jeu assez court, les participants se verront absorbés par les évènements vécus à travers leur écran.


Disponible sur PS4, Xbox One et PC à partir de 30 euros