LUXEMBOURG
GAËTAN SALERNO

Les journées raccourcissent et les températures baissent, autant de signes qui annoncent l’arrivée de l’hiver. Seuls les marchés financiers ne prennent pas froid, se payant même le luxe d’atteindre de nouveaux sommets. La peur de la récession qui s’était répandue de manière virale cet été a reculé ces derniers temps, entraînant une légère repentification des courbes de taux et une hausse du cours des actifs risqués. Alors, «quoi de neuf, Docteur»?

Trois catalyseurs au moins se cachent là-derrière. Primo, il y a l’espoir que nourrissent les marchés de voir se finaliser la première phase des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Même si cet éventuel accord préliminaire ne devrait pas être ambitieux, ce serait à tout le moins un premier pas dans la bonne direction. Secundo, on a observé ces dernières semaines une baisse sensible du risque de «Hard Brexit» à court terme. Pour la troisième fois cette année, la date du Brexit a été repoussée (janvier 2020), après la tenue d’élections législatives anticipées le 12 décembre prochain. Boris Johnson espère bien y obtenir une majorité lui permettant de faire voter «son» accord de sortie. Quoi qu’il arrive, le scénario de «No Deal» semble avoir diminué en probabilité car il n’est plus soutenu par le parti conservateur. Enfin, quelques indicateurs conjoncturels ont souligné une stabilisation du cycle économique mondial.

Il faut dire que l’année 2019 aura surtout été marquée par un net ralentissement de la croissance mondiale avec, en particulier, un secteur industriel en plein marasme. Les économies nationales ont été très inégalement affectées selon leur exposition au commerce mondial et la place qu’y occupe encore le secteur industriel: aux US, fermés et peu industriels, s’oppose l’Allemagne, largement ouverte et toujours industrielle. Le modèle de croissance allemand qui a fait son succès pendant près de 20 ans est aujourd’hui à risque, puisqu’il reposait sur la fluidité des échanges commerciaux, la croissance de la demande émergente, avec une forte contribution du secteur automobile. Au total, malgré ces disparités régionales, 2019 n’offre pour l’instant rien de plus qu’une décélération. Le creux du cycle n’a probablement pas encore été atteint mais nous n’y voyons pas le début d’une récession… sauf choc exogène.

Les derniers indicateurs économiques sont encore compatibles avec de la croissance positive. Aux Etats-Unis, la Réserve Fédérale a délivré cette année trois baisses de taux pour donner de l’assurance au cycle et adopte maintenant un mode «wait and see». A cela s’ajoute la politique budgétaire très laxiste de l’administration Trump, n’hésitant pas à creuser le déficit (4,7% du PIB au dernier pointage) pour doper la croissance. La Zone Euro, quant à elle, flirte davantage avec le seuil de récession. A court d’outils conventionnels, la Banque Centrale Européenne (BCE) a rivalisé d’ingéniosité pour ranimer à tout prix l’électrocardiogramme de son économie: taux durablement négatifs, achats massifs d’actifs, injection de liquidités pour le secteur bancaire, etc. Après 8 ans de bons et loyaux services, «Super Mario» passe maintenant le relais à Madame Lagarde. A charge pour la nouvelle patronne de la BCE de convaincre les gouvernements disposant d’une plus grande marge de manœuvre budgétaire (l’Allemagne notamment) de faire leur part du job en consentant des efforts de relance plus francs en 2020. On vous souhaite la «Bienvenue» et «Bonne Chance», Madame. •

Les solutions d’investissement

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