STEINFORT
CATHERINE KURZAWA

La plateforme TradAVenue propose une mise en relation entre acheteurs et vendeurs de biens fonciers

Le temps, c’est de l’argent et cet adage sonne d’autant plus juste lorsque l’on parle de l’immobilier. Voilà pourquoi la start-up TradAVenue propose une mise en relation directe entre acheteurs et vendeurs dans une discrétion et une confidentialité assurée et des garanties en matière de fiabilité et de solvabilité.

«Une des causes de la flambée des prix, c’est la multitude des intermédiaires», assure Fabienne Fontaine, initiatrice de ce projet et ancienne agent immobilière. Elle s’est associée avec l’avocat luxembourgeois Marc Theisen qui détient «une petite participation minoritaire».

Leur cible? Des terrains, des projets immobiliers avec ou sans autorisation mais aussi des immeubles tels que des résidences, des hôtels, des parkings, des halls et même des maisons. L’idée est que les propriétaires mettent leurs biens en vente sur la plateforme au prix qu’ils souhaitent en tirer. TradAVenue se charge des vérifications administratives et propose ensuite le bien en vente avec un mandat exclusif. Les acheteurs potentiels ont accès à la plateforme et y visionnent les biens qui correspondent à leur budget. En cas d’intérêt, ils font une demande de mise en relation. Si le vendeur accepte la demande, TradAVenue facture des frais de 0,05% du prix du bien à l’acheteur et les deux parties peuvent ensuite négocier. «On laisse vraiment les acheteurs et les vendeurs négocier entre eux», souligne celle qui a été aussi propriétaire du Château du Bois d’Arlon.

Un ticket d’entrée pour la plateforme

La plateforme se rémunère par les frais d’adhésion à l’outil: 2.500 euros par an ou 5.500 euros, tant à la charge des acheteurs que des vendeurs. Les candidats à l’acquisition de biens doivent aussi s’acquitter des 0,05% de frais de mise en relation, loin des 3% de commission facturée par les agences aux vendeurs. «Pour arriver au même prix qu’une agence, il devrait faire 40 à 60 mises en relation», tempère Fabienne Fontaine.

Celle-ci précise que pour le lancement de la plateforme, la cotisation d’adhésion est gratuite un an pour les premiers venus. Elle promet «un gain entre 2% et 20% sur l’achat» pour l’acquéreur. Vu la nature des biens mis en vente, le profil ciblé est plutôt d’ordre institutionnel que privé et pas forcément installé dans la Grande Région. «Nous ne faisons pas de visites physiques, nous ne faisons que des visites virtuelles», glisse à ce propos l’ancienne agent immobilier qui entend «revenir à des prix réels et non pas artificiels».

Selon elle, la multitude des intermédiaires dans la vente de certains biens provoque le gonflement de leur prix et cela, dans un marché qu’elle qualifie d’«artificiel»: «Dans toute la Grande Région, il y a énormément de gens qui se disent intermédiaires ou agents immobiliers parce qu’ils se disent qu’il y a beaucoup d’argent à gagner».

Un autre aspect revendiqué est la discrétion. Contrairement à des plateformes web ouvertes à tous où l’on peut reconnaître le siège de telle institution mis à la vente ou encore l’habitation d’une personnalité, l’approche est ici axée sur la confidentialité des parties impliquées. «On pourrait peut-être ouvrir la plateforme à des domaines plus larges comme les œuvres d’arts ou les sportifs à la recherche d’un nouveau club», complète Marc Theisen.

Un troisième associé dont l’identité est tenue secrète est impliqué dans cette start-up. «On se complète dans l’affaire», dit le sourire aux lèvres Fabienne Fontaine. Reste maintenant à voir si TradAVenue complètera le marché.


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