LUXEMBOURG
CHRISTIAN SPIELMANN

«Les Souliers Rouges» aux Folies Bergère

En 2016, Marc Lavoine, Coeur de pirate et Arthur H avaient enregistré l’album «Les Souliers Rouges» qui s’inspirait très vaguement du conte «Les Chaussons Rouges» de Hans Christian Andersen. Fabrice Aboulker en était le compositeur. Déjà à l’époque, on projetait de produire une comédie musicale à partir de la musique et de cette nouvelle histoire qui mettait en scène un chorégraphe, une danseuse, un journaliste et un opéra maudit. Ce n’est que quatre ans plus tard que la comédie musicale «Les Souliers Rouges» fête sa première le 31 janvier sur la scène des Folies Bergère à Paris.

La gloire ou l’amour

Un chorégraphe (Guilhem Valayé) chante d’un opéra maudit qu’il aimerait mettre en scène. Mais il lui manque une ballerine qui risquerait le coup pour danser les ballets. Déjà dès cette première chanson «Coup de théâtre à l’opéra», il faut se concentrer sur les textes, car il faut encore quelques chansons pour comprendre ce qui se cache derrière la malédiction. Une jeune danseuse (Loryn Nounay) rate le casting, mais découvre sous un bocal une paire de souliers rouges. Un journaliste (Benjamin Siksou) enquête sur la malédiction qui hante cette œuvre. Aidés par des danseurs et danseuses, la jeune fille enfile les souliers rouges et elle s’avère une danseuse magnifique. Arrive le jour de la première et l’opéra est un triomphe. La ballerine devient une danseuse étoile et rien ne peut arrêter sa gloire. Mais les souliers rouges n’apportent que le succès si elle renonce à l’amour. Autrement, elle va mourir. La danseuse tombe cependant amoureuse du reporter, sans vraiment réaliser ce qui pourrait lui arriver. Des danseurs habillés en gris - des démons - apparaissent et laissent supposer que la malédiction prend son cours.

Personnages sans noms

Quoique les trois personnages principaux ont un nom dans le programme de la comédie musicale, Victor, Isabelle et Ben, ils n’en ont pas sur scène, ni dans les chansons. Au lieu d’expliquer dans la première chanson ce qui en est de cette malédiction, il faut attendre la chanson du journaliste «La malédiction des souliers rouges» pour connaître les conséquences de la damnation.

L’album original contenait 16 chansons et 24 composent la comédie musicale. Un certain nombre des chansons originales n’ont pas été prise en compte. Les chansons de Fabrice Aboulker, avec les textes de Marc Lavoine, dégagent un certain charme dans le décor minimaliste. Des rideaux blancs flottant constituent ce décor tout simple et peuvent être illuminés de différentes lumières, dont la rouge domine à chaque fois que la malédiction empire. Les chorégraphies de Marie-Agnès Gillot et Tamara Fernando sont efficaces et s’adaptent au rythme de la musique.

Quoique l’histoire laisse un peu à désirer, «Les Souliers Rouges» réussit à capter le spectateur au niveau de la musique, avec des chansons comme «Viens danser», «Je sais», «Je tombe amoureux» qui vont se graver dans l’oreille, en combination avec la danse et les effets lumineux.

Pour toutes autres informations, veuillez consulter le site www.lessouliersrouges.com.