LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Les économies émergentes prennent du galon, selon KBL epb

Alors que les Etats-Unis trônent toujours en tête des plus grandes puissances économiques mondiales, les choses pourraient changer et cela, assez rapidement, à en croire les perspectives d’investissement semestrielles de KBL epb diffusées jeudi. La banque privée basée au Luxembourg s’attend à ce que la Chine ravisse la première place du classement au pays de l’oncle Sam, «d’ici à 2030, voire plus tôt».

«Les marchés s’adapteront inévitablement à l’inexorable rééquilibrage de la puissance économique mondiale de l’Occident vers l’Orient», note Stefan Van Geyt, «Group Chief Investment Officer» du groupe KBL epb.

La Chine et l’Inde en pleine accélération

A côté de la Chine qui axe son économie que les services intérieurs et l’industrie manufacturière, l’Inde a enchaîné les réformes et cela s’en ressent: la croissance de son PIB a atteint 7,7% au premier trimestre de cette année. Le pays est en passe de devenir le plus peuplé au monde et son écosystème start-up est très dynamique, avec plus d’un millier de créations rien qu’en 2017, «ce qui place le pays juste derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni en termes d’écosystèmes de start-up», précise KBL epb.

Le Brésil et la Russie stagnent

En revanche, le Brésil et la Russie ne connaissent pas le même sort: le premier a signé une croissance de 1% l’an dernier et la seconde pâtit de la faiblesse des prix du pétrole et des sanctions sur fond de croissance démographique nulle.

Du côté européen, KBL epb pointe les nouvelles barrières commerciales qui arrivent au Royaume-Uni, en passe de quitter l’UE, «qui pourraient étouffer sa croissance».

De l’autre côté de l’Atlantique, les réductions d’impôts initiées par Donald Trump prolongent le cycle de croissance mais n’est pas sans conséquence sur les niveaux d’endettement. «A terme, ce phénomène pourrait limiter la capacité du pays à investir dans des domaines clés comme l’informatique quantique, l’intelligence artificielle et la fabrication de véhicules électriques».

Bref, l’Orient grignote peu à peu le gâteau de l’économie mondiale et cela n’est pas sans conséquence. «La composition des indices obligataires et d’actions changera elle aussi, contraignant les investisseurs à élargir leurs propres horizons pour trouver des occasions de tirer profit de ce nouvel ordre mondial», a commenté Stefan Van Geyt.


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