METZ
JEAN-PIERRE COUR

La secrétaire d’Etat en charge du numérique était à Metz pour soutenir la filière numérique

La secrétaire d’Etat au numérique, Axelle Lemaire, est venue à Metz hier pour supporter le la belle «French Tech» et «LORnTECH» porté par le sillon lorrain avec les quatre villes totem que sont, dans un axe nord-sud, les villes de Thionville, Metz, Nancy, Epinal. Ceci avec des liens forts avec le Grand-Duché, partenaire avec la Sarre de l‘écosystème numérique lorrain. Son déplacement marquait son intérêt pour le «fait numérique» lorrain et transfrontalier.

Elle explique lorsque nous l’interrogeons : «La dimension transfrontalière de Lorntech est évidente. Il y a d’ailleurs déjà des coopérations engagées avec le Luxembourg et ce pays a joué un rôle important dans la labellisation de l’espace numérique lorrain. Si le Grand-Duché n’avait pas été présent, cela aurait été plus difficile d’obtenir ce label «French-Tech» et j’imagine mal mettre en place une politique publique sans que cette dimension transfrontalière soit incluse.

Aujourd’hui, cette coopération permet de monter ce territoire de façon globale au-delà des frontières de l’hexagone». Une partie de son déplacement était consacré à la rencontre et aux échanges avec les acteurs de cet écosystème qui représente en Lorraine près de 3.000 entreprises et start-up soit plus de 10.000 emplois. «Dans le domaine de l’emploi, ici, l’offre ne rencontre pas la demande», assure la secrétaire d’Etat. Le financement de cette démarche dans le sillon lorrain participe à l’investissement de l’Etat et des collectivités locales à hauteur de 200.000 euros.

Un métier qui n’existe pas encore

Le concept «French-Tech» désigne tous les acteurs de l‘écosystème de startups français. C’est aussi une politique publique du gouvernement au service de ce collectif et de la croissance des startups, mais aussi les entrepreneurs, les investisseurs etc qui s’engagent pour la croissance des start-up et leur rayonnement à l’international. Le label «Lorntech» a pour objectif, lui, de fédérer, accompagner et valoriser les acteurs du numérique en Lorraine. «Ceci sachant que près de 70 pour cent des enfants nés en 2000 exerceront un métier qui n’existe pas encore, ou une évolution majeure d’une profession actuelle. Désormais, il ne faut plus parler des technologies de demain mais bel et bien de celles d’aujourd’hui», assure Frédéric Schnur, président de Grand Est Numérique.

Par sa vocation transfrontalière, Lorntech se veut être un dispositif d’ouverture économique vers les marchés nord-européens, voire, nord-américains. Ceci grâce à 1,4 millions d’habitants dans les quatre zones d’emploi, un positionnement stratégique à équidistance du Luxembourg, de la Belgique et de l’Allemagne, des secteurs clés à fort potentiels comme la e-santé et la silver économy, le biotech, l’efficience énergétique, le gaming et l’industrie créative, la cybersécurité etc.