ESCH-SUR-ALZETTE
AUDREY SOMNARD

Crise Covid-19: le fabricant de pâtes eschois a dû augmenter sa production

Certaines entreprises ne connaissent pas la crise. Alors que des pans entiers de l‘économie luxembourgeoise sont à l’arrêt, l’usine de pâtes Maxim à Esch tourne elle à plein régime pour faire face à une demande exceptionnelle de la clientèle. Les Luxembourgeois ont en effet fait le plein de produits essentiels en début de confinement, et les pâtes font partie des incontournables du caddie. Au fil des semaines son succès ne se démord pas.

Facile à cuisiner, non périssable, c’est depuis quelques semaines le produit préféré des ménages. Si les étals de pâtes ont carrément été dévalisés à la mi-mars, les choses sont redevenues à la normale ou presque dans les magasins d’alimentation, mais les pâtes remportent toujours un grand succès auprès des consommateurs. Acteur historique dans le pays depuis 1922, Maxim fait face à cette situation exceptionnelle.

Augmentationde 20% du personnel

Pour le directeur Dario Battestini, si les gros fournisseurs de l‘étranger n’ont pas toujours été au rendez-vous, les petites entreprises locales comme Maxim ont été d’autant plus sollicitées: «Nous travaillons à plein, mais nous avons trop de travail pour pouvoir combler le manque de produits sur les étals». Alors que beaucoup d’entreprises ont dû mettre leurs employés au chômage partiel, Maxim a augmenté de 20% son personnel pour faire face à l’augmentation de la production des dernières semaines: «Nous essayons de répondre à la demande, mais elle est trois plus importante que d’habitude. Nous allons probablement dépasser les 1.200 tonnes de pâtes produites cette année», poursuit le directeur.

Cactus, Delhaize, Smatch et Match entre autres enseignes, Maxim livre ses pâtes dans tout le pays et tente de satisfaire ses clients: «Des clients qui nous demandaient habituellement 500kg de penne par exemple, nous en demandent aujourd’hui 800kg. Nous livrons le matin et tout est déjà vide le soir, nous ne pouvons pas satisfaire tout le monde mais nous y travaillons», constate Dario Battestini.

A 15 employés sur l’unique site de production d’Esch pour tout le pays, le directeur doit assurer une production maximale tout en protégeant ses employés au travail. Pour ce dernier, toutes les précautions sont prises: «Nous suivons toutes les recommandations du gouvernement, notamment en nettoyant le site plus régulièrement», assure le dirigeant qui est l’un des rares patrons du pays à bénéficier de l’effet de crise.