LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Son enseigne Naturalia ouvrira près de la Gare en septembre

Installé depuis plus de trois ans au Luxembourg, Monoprix prend peu à peu ses marques. Après son enseigne phare qui mêle cosmétiques, textiles et alimentation de la rue du Fort Bourbon et ses Monop’ axés sur l’alimentaire, place à Naturalia, une enseigne bio bien connue en France.

L’ouverture est prévue rue Joseph Junck le 1er septembre. Le magasin s’étendra sur 220 m² et emploiera six salariés. Juste à côté, un Monop’ de plus de 300 m² ouvrira le même jour avec dix salariés. Au total, ce double projet représente un investissement de 1,5 million d’euros, selon le directeur de Monoprix Luxembourg, Eric Amiel.

«On envisage de développer rapidement Naturalia avec trois à quatre points de vente», ajoute au «Journal» le responsable qui affirme vouloir «aller doucement et affiner l’assortiment avant de développer» le parc de magasins. Ce qui est certain, c’est que les produits vendus chez Naturalia seront bio. La boutique prévoit aussi une gamme d’articles sans gluten et une autre dédiée au régime vegan. L’assortiment devrait aussi comporter des références luxembourgeoises puisque Monoprix collabore avec la société Rawdish. Elle est spécialisée dans l’élaboration et la distribution de snacks bio et vegan, le tout avec le label «Made in Luxembourg». Ses salades sont distribuées dans son point de vente rue de la Porte Neuve mais aussi dans les magasins Monop’ et Monoprix de la capitale.

«On va essayer de faire travailler tous les gens qui ont des produits bio luxembourgeois», expliqu Eric Amiel. «Mais on les référencera au fur et à mesure», ajoute-t-il. Selon ses estimations, il faut compter six mois d’activité pour adapter l’offre en magasin.

Stratégie adaptée

Autre adaptation en vue, c’est évidemment celle du format et de la présence des points de vente du groupe au Luxembourg. Si en France les Monop’ et autres Naturalia ont pignon sur rue dans les centres-villes, force est de constater que le Grand-Duché est nettement moins urbanisé. La recherche de nouveaux emplacements suit donc une autre logique, avec dans le viseur des plus grande surfaces mais dotées de passages et de places de parking en suffisance. Dans le viseur du franchisé parisien, on retrouve la route d’Arlon à Strassen, Foetz, Belval mais aussi la Cloche d’Or. Affaire à suivre.

Idem pour Monop’ qui pourrait se décliner sous son format Monop’Station dans des stations-services du Grand-Duché. «Des discussions ont été lancées avec des pompistes», confie Eric Amiel qui reste discret sur leur identité.

Il faut dire que le développement de Monoprix et de ses enseignes au Luxembourg est ralenti par les aléas du marché immobilier local. Evoquée dès 2015, l’ouverture d’un point de vente à Esch ne s’écrit pour l’instant qu’au conditionnel tant le projet connaît des aléas. Mais Eric Amiel ambitionne toujours d’ouvrir un Naturalia et un Monoprix dans la cité minière.

«Nous sommes très satisfaits du retour des clients», insiste l’entrepreneur qui entend poursuivre son développement au Luxembourg. Et même si la concurrence est déjà bien présente sur le segment du bio avec Naturata, le Français insiste sur les spécificités de son enseigne: «On est plutôt urbains dans l’approche, avec des magasins situés principalement en centre-ville, notre approche allie le meilleur du goût, de la diversité et du qualitatif». Car tout comme pour Monoprix, Naturalia compte sur une marque de distributeur axée non pas sur le prix mais sur la qualité, insiste Eric Amiel.

Celui-ci prépare un autre développement, numérique cette fois, avec l’ouverture d’un magasin en ligne qui offrira la livraison à domicile. Ce service n’est pour l’instant disponible que moyennant une sélection en magasins pour un panier de 50 euros minimum mais d’ici un an, il sera possible de faire ses achats chez Monoprix depuis son ordinateur ou son smartphone, promet le franchisé.