LUXEMBOURG
LJ AVEC CHD.LU

Elles seront intégrées dans les lycées de Clervaux, Junglinster et Mondorf-les-Bains

Luxembourg Elles sont une nécessité pour répondre au défi de l’arrivée annuelle de quelque 2.000 enfants étrangers au Grand-Duché et pour décentraliser l’offre éducative publique gratuite destinée à ces élèves a soutenu le Ministre de l’Education Nationale Claude Meisch hier matin en commission parlementaire de l’Education lors de la présentation d’un avant-projet de loi destiné à intégrer dès la rentrée 2018/2019 trois nouvelles écoles européennes agréées aux Lycées Edward Steichen à Clervaux, au «Lënster Lycée» à Junglinster et au futur Lycée à Mondorf-les-Bains.

A noter qu’elles fonctionneront en parallèle des programmes classiques dans les établissements concernés et proposeront pour les cycles maternelle, primaire et secondaire des sections linguistiques francophone et germanophone à Clervaux (560 élèves), anglophone et germanophone à Junglinster (660 élèves), anglophone, francophone et germanophone au nouveau lycée de Mondorf (700 élèves).

Par ailleurs, le nouveau lycée de Mondorf, conçu sur le modèle du «Schengen Lyzeum» à Perl comprendra en parallèle de cette offre européenne une section d’enseignement secondaire général ainsi qu’un internat de 100 places.

Offre saturée

Les trois écoles fonctionneront sur le principe d’une école européenne agréée, qui mène au Baccalauréat européen, officiellement reconnu dans tous les pays de l’UE.

Ce seront des écoles publiques sans frais d’inscription, contrairement aux écoles européennes du Kirchberg et de Mamer où seuls les enfants des fonctionnaires européens bénéficient de l’enseignement gratuit.

Le gouvernement prend ces initiatives pour apporter des réponses à la situation éducative telle que décrite
plus haut - deux tiers des nouveaux arrivants seraient d’ailleurs anglophones - avec une offre publique et ainsi permettre aux parents de ne pas avoir à recourir à des solutions privées.

Lors des discussions, il a été souligné aussi que pour l’année scolaire 2015/2016, 63,5% des élèves dans l’enseignement fondamental parlent une langue à domicile qui n’est pas le luxembourgeois contre seulement 54,2% en 2009/2010.

L’offre éducative internationale serait saturée, a expliqué le Ministre Meisch aux députés. LJ avec chd.lu