CLAUDE KARGER

À quelques encâblures du premier congrès ordinaire du LSAP depuis les élections d’octobre, le président sortant revient dans «Le Jeudi» sur ses dix années à la tête du parti. Une histoire marquée par la constitution de la première coalition bleu-rouge-vert après des élections douloureuses pour les camarades: «Lors des élections d’octobre nous avons bien résisté, malgré un oeil au beurre noir», analyse Bodry, «au final, si nous conservons le même nombre de sièges, nous avons subi des pertes de voix qu’il ne faut pas sous-estimer. D’autant qu’il s’agit d’une tendance lourde». À son successeur incombera ainsi la tâche d’inverser la vapeur. Mais qui sera-t-il? Le député-maire Haagen ou Philippe Meyers du LSAP-Dippach? Ce dernier n’étant pas forcément de l’avis du président sortant - et il n’est pas le seul - que «la démocratie interne a fonctionné». Pas sûr non plus selon Bodry que la bonne ambiance au sein de la coalition tricolore dure. Après tout, il y aurait autant de différences entre le LSAP et le CSV qu’entre le LSAP et le DP... Heureusement, diront d’aucuns alors que d’autres redouteront une épidémie de coquarts. Quoi qu’il en soit: «Le délai de grâce est terminé» souligne le premier des camarades, on attendrait du gouvernement des déclarations concrètes sur les réformes annoncées. N’oublions pas que le LSAP en fait partie aussi. Et qu’il n’y a pas de «plan B».