LUXEMBOURG
ISABELLE GRÜNEISEN

Il fait partie de notre vie quotidienne mais est pourtant de plus en plus décrié: le plastique emballe bon nombre de nos aliments et produits de première nécessité et ce matériau construit pour durer finit bien souvent à la poubelle après un seul usage. Pour la pétitionnaire Isabelle Grüneisen, seule une faible quantité de plastique est recyclée tandis que 70% du volume risque de finir dans la nature où il faut compter entre 20 et 450 ans pour qu’il soit dégradé. Voilà pourquoi elle a lancé une pétition qui demande à obliger la récupération des emballages plastiques par le producteur afin de les réutiliser. Explications.

«Un système de consigne d’emballages plastiques existe déjà en Norvège et en Allemagne. Ici au Luxembourg, de plus en plus de récipients en plastique s’empilent dans nos habitations avant de partir au recyclage. Mais à peine 25% d’entre eux sont réellement recyclés. Le reste finit dans la nature. Ces bidons sont conçus pour vivre jusqu’à 1.000 ans alors que nous les utilisons à peine 24 heures. Le plastique contrôle notre vie. On le respire, on le mange, on engère environ 5 grammes par semaine ce qui est l’équivalent d’une carte de crédit. Et cela ne va pas diminuer car la production est en plein boom. On sensibilise les consommateurs à ne pas acheter de plastique mais je suis sidérée de voir au supermarché que tout est emballé dans ce matériau. Il est temps d’arrêter cela.

Je sais que la production coûte moins cher que le recyclage donc, je propose qu’on oblige les producteurs à reprendre les contenants. Je suis consciente qu’une majorité des biens de consommation courante au Luxembourg soit importée de l’étranger mais élaborer des ensembles de points de collectes où les emballages pourraient être récupérés par les producteurs est réalisable. Le plastique est réutilisable et nous n’exploitons pas cela pour des raisons de coûts.

Il faut lutter ensemble parce que le problème est global. On fait déjà beaucoup en Europe, mais dans les pays émergents le problème va encore empirer. Voilà pourquoi il est temps d’arrêter de plastifier la planète. Si beaucoup de choses ne peuvent pas être recyclées aujourd’hui, réutilisons-les plutôt que de les jeter.»