LUXEMBOURGCATHERINE KURZAWA

ArcelorMittal publie ses résultats du premier trimestre 2014

Tant pour la division européenne que pour l’ensemble du groupe, les conclusions des dirigeants d’ArcelorMittal sont identiques: un optimisme prudent demeure. Sur le Vieux continent, le géant du secteur signe un chiffre d’affaires en progression de 1,6% à 7,5 milliards d’euros, porté par une hausse des expéditions d’acier de 5,6% en trois mois. Quant à la production d’acier brut, elle a atteint 10,9 millions de tonnes le trimestre dernier, progressant ainsi de 4,3% par rapport au dernier trimestre 2013. Le redémarrage du haut-fourneau du site polonais de Dabrowa Gornicza n’y est pas étranger. Du côté de l’EBITDA, il signe un rebond de 29% à 390 millions d’euros, porté par la hausse des expéditions et un effet positif du rapport prix/coût.

Environnement fragile

Au final, l’ardoise repasse dans le vert en ce début d’année puisque le gain opérationnel s’élève à 58 millions d’euros, contre une perte de 396 millions trois mois plus tôt. Cette fois-ci, le groupe n’a pas fait face à des dépréciations ni à des charges de restructuration, précise-t-il. Dans son commentaire, le directeur général d’ArcelorMittal Europe, Aditya Mittal, souligne l’impact de la reprise économique, et annonce que «nous avons revu à la hausse nos prévisions concernant la demande européenne d’acier en 2014, de 2% à environ 2-3%.» Le groupe avance donc à pas de loup dans un environnement encore fragile. Car si depuis 2007 la consommation d’acier a progressé de 24,7% dans le monde, c’est surtout grâce à la Chine (+72,9%) alors qu’en Europe, elle a chuté de 29% au vu des chiffres de l’aciériste.

Prévisions globalement maintenues

À l’échelle mondiale, ArcelorMittal signe un bilan contrasté, avec une perte nette de 205 millions de dollars, six fois moins élevées qu’trimestre précédent. En variation annuelle, le groupe limite la casse à hauteur de 140 millions de dollars. Son chiffre d’affaires reste globalement stable, à 19,8 milliards de dollars tandis que l’EBITDA bondit de 23% en un trimestre, à 1,8 milliard de dollars. Le groupe maintient ses prévisions de gains à huit milliards de dollars pour cette année, optimisme prudent oblige. Il faut dire que sa dette a gonflé de 15% en trois mois pour atteindre les 18,5 milliards de dollars. En cause, des investissements en fonds de roulement et à d’autres créditeurs, le remboursement anticipé de titres à durée indéterminée, des fusions et acquisitions et, dans une moindre mesure, des fluctuations de taux de change. Et à Lakshmi Mittal de commenter que «les perspectives de croissance de nos principaux marchés d’Europe et des États-Unis sont encourageantes.»


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