LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Le groupe informatique accentue son positionnement sur le segment du cloud

Pas facile à priori pour le leader mondial de la base de données de pénétrer le marché du cloud. Pourtant, Oracle répond au défi en passant du statut de fournisseur de technologies à celui de services. «Nous changeons avec les besoins du marché», a expliqué hier lors d’une rencontre avec la presse le «Managing Director» du groupe américain pour la Belgique et le Luxembourg, Jan Ronsse. Sur 37,7 milliards de dollars de revenus engrangés au terme de son exercice décalé 2016-2017, la multinationale en a dégagé 4,5 milliards sur le segment du cloud, signant une croissance de 60% sur cette activité.

Il semble que les besoins des sociétés aient évolués au gré des technologies évidemment, mais aussi des contraintes règlementaires. Au Luxembourg, Oracle compte dans sa clientèle des grandes banques de la place, des groupes industriels mais aussi des administrations publiques comme le CTIE. «La flexibilité des sociétés augmente énormément avec le déploiement du cloud», ajoute Jan Ronsse. Il faut dire que pour tester des solutions ou les implémenter, l’hébergement sur des serveurs tiers peut s’avérer être plus rapide mais aussi moins onéreux pour les sociétés.

300 partenaires

C’est le message qu’Oracle entend faire passer sur un marché très prisé. «Je pense que dans trois ans, toutes les données des clients ne seront pas dans le cloud», nuance toutefois le directeur. En cause, la sensibilité des données mais aussi des contraintes règlementaires. Ainsi, Oracle ne dispose pas du statut de PSF. «On n’opère pas directement sur les données des clients», explique le gérant d’Oracle au Grand-Duché, James Clonan. Près de 300 partenaires entrent en jeu si besoin, avec pour certains l’agrément requis. Au Luxembourg, le groupe américain est surtout présent sur le marché des technologies mais il propose aussi des applications et des systèmes. «Aujourd’hui, 80% du budget IT des sociétés est destiné à la maintenance des systèmes actuels», pointe Jan Ronsse. Voilà qui laisse aussi de solides perspectives de marché à ce niveau, et qui complique l’équation de la transformation digitale vu l’enveloppe moindre qui lui est destinée. Oracle revendique 1.700 clients sur le BeLux et quelque 400 salariés.

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