ESCH/BELVAL
CATHERINE KURZAWA

Luxinnovation a fait le point hier sur son bilan 2018

L’agence nationale pour la promotion de l’innovation et de la recherche Luxinnovation a présenté mardi son rapport annuel 2018, qui reflète une nette accélération de ses activités. A titre d’exemple, 50 projets en recherche & développement (R&D) ont été lancé sous son égide l’an dernier, contre 38 en 2017. Quant au programme de performance «Fit 4 Digital», 88 dossiers ont été traités en 2018 soit huit fois plus qu’en 2017.

«Nous avons une vision globale», a assuré à la presse le président de Luxinnovation, Mario Grotz. Nommé à ce poste au printemps 2018, de même que Sasha Baillie en tant que directrice, l’équipe a mis l’accent sur le développement du cadre stratégique de l’agence.

Celle-ci se veut être le point de référence pour les entreprises de toutes tailles, de tous âges et de tous horizons dans leurs démarches de demandes d’aides non seulement au niveau luxembourgeois mais aussi à l’échelle européenne.

Une longueur d’avance sur Horizon 2020

«Nous avons une approche centrée sur les besoins de l’entreprise», a souligné Sasha Baillie qui s’est félicitée de la performance du Luxembourg dans le cadre du programme-cadre de l’UE pour la recherche et l’innovation, Horizon 2020. «Nous sommes le pays membre de l’UE qui a le plus haut taux de réussite de ce programme», avec 23,7% contre 17,7% en moyenne européenne.

Selon Mario Grotz, l’agence aborde les dossiers de manière plus ciblée. L’an dernier, Luxinnovation est parvenu à obtenir 33 millions d’euros de financements contre 20 millions d’euros un an plus tard. Au total, entre 2014 et 2018, quelque 287 projets impliquant le Luxembourg ont été comptabilisés pour un total de 105,38 millions d’euros de fonds reçus.

Au niveau national, quelque 97 entreprises ont été accompagnées dans leurs demandes de financement auprès du ministère de l’Economie, dont deux tiers de PME.

Pour 2019, Luxinnovation entend continuer sur sa lancée mais aussi introduire au Luxembourg le «Digital Innovation Hub», une plateforme dédiée à la digitalisation des entreprises. «Elle fait le lien entre les besoins de l’industrie 4.0. et des solutions existantes dans l’écosystème», comme le LIST, l’Université du Luxembourg mais aussi des consultants et spécialistes, a précisé Sasha Baillie. L’outil a été développé au niveau européen et se déclinera dans chaque pays membre.


www.luxinnovation.lu