LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Les membres de la Grande Région se prépare au derniervolet des «Exercices nucléaires 3 en 1»

Dès mardi prochain, le Luxembourg, la Sarre, la Rhénanie-Palatinat, la Wallonie et la Lorraine seront à nouveau sur le qui-vive avec un seul mot en tête: Cattenom. Pas de panique, il s’agit là d’un exercice, le troisième et dernier du genre programmé dans le cadre du sommet spécial de la Grande Région, le 20 avril 2011.

Cette fois, c’est la France qui organise l’épreuve, du 25 au 28 juin. Les participants devront faire face à un nouveau scénario, celui d’un accident de perte de réfrigérant primaire, risquant d’atteindre le cœur du réacteur depuis la rupture des gaines de combustibles jusqu’à la fusion complète du cœur.

Le Luxembourg déploie les grands moyens

Axé sur la gestion post-accidentelle, ce troisième volet s’inscrit dans la continuation des précédents, consacrés tout d’abord à l’activation des cellules de crise et des dispositifs d’information transfrontalière et ensuite, à l’extension des mesures d’urgence et à la planification de l’évacuation des populations.

Au total, 37 organismes prennent part à l’exercice, dont une majorité d’acteurs luxembourgeois, tant le Grand-Duché se trouve particulièrement exposé à un risque d’accident nucléaire, du fait de la proximité de la centrale nucléaire de Cattenom. Résultat, quatorze organisations luxembourgeoises participent à l’exercice, contre sept pour la France et la Sarre, cinq pour la Rhénanie-Palatinat et quatre pour la Belgique.

Le post-accidentel, ce colosse

Soulignons que le scénario de ce troisième exercice est assez chargé, tant la phase post-accidentelle revêt une collaboration dans bien des domaines. Primo, la protection de la population contre les dangers des rayonnements ionisants, secundo, l’appui aux victimes des conséquences de l’accident et tertio, la réhabilitation des territoires affectés par l’accident, sur le plan économique et social.