LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

lux-Airport et Henan Airport Group ont scellé un partenariat stratégique hier

Cela fait des années que l’on en parle: à quand des vols directs entre le Luxembourg et la Chine? S’il est évidemment trop tôt pour répondre à cette question, une des étapes préliminaires a été franchie hier avec la signature d’un accord de coopération stratégique entre lux-Airport et Henan Airport Group. Cette société exploite l’aéroport de Zhengzhou, en Chine. L’an dernier, il figurait en première position mondiale au classement des aéroports à la croissance la plus rapide, avec un bond de 69% pour 255.713 tonnes de fret transportés. «Nous entendons bien consolider cette croissance à l’avenir avec nos partenaires lux-Airport et Cargolux», a fait savoir le dirigeant de l’aéroport chinois, Yang Xianbo. D’ailleurs, un second terminal est supposé sortir de terre à la fin de l’année prochaine, avec 100 portes d’embarquement supplémentaires. Entre janvier et novembre, plus de 40 millions de passagers ont transité par l’aéroport.

Un travail d’équipe

D’ici à 2020, l’aérogare chinoise vise les 19 millions de passagers et le million de tonnes de marchandises transportées. Pour son président, le site revêt bien des atouts, à commencer par une position géographique centrale dans l’Empire du milieu. Situé dans la province de Henan bien connue pour abriter de nombreux fabricants de composantes électroniques, l’aéroport se veut être une plaque tournante du commerce vers l’Europe. «On voudrait apprendre de lux-Airport», ajoute le dirigeant. L’accord prévoit en effet de développer les compétences des deux entités pour «développer conjointement le marché du transport de passagers et de fret aérien, de susciter l’intérêt des compagnies aériennes pour l’exploitation de vols directs passagers et fret entre Zhengzhou et Luxembourg». Reste encore à faire fonctionner la recette et à attirer un opérateur tenté par l’aventure.

Le directeur général de lux-Airport affirme n’avoir aucune deadline fixée et reconnaît que le projet attire: entre les agences de voyages chinoises et les autorités locales chargées du tourisme, les rencontres se multiplient. «Il y a un intérêt mais il faut une compagnie aérienne», ajoute Johan Vanneste. Actuellement, cinq vols de fret hebdomadaires relient le Findel à Zhengzhou et une sixième rotation est attendue avant la fin de cette année.