LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Coup d’œil sur les flux commerciaux entre la Chine et l’Europe, au lendemain du sommet de Bruxelles

Avec 20% des importations de l’Union européenne en 2018, la Chine est le premier partenaire commercial des 28 selon les données publiées hier par Eurostat. En matière d’export, l’empire du Milieu trône sur la deuxième marche du podium avec 11%, juste derrière les Etats-Unis (21%).

Pas étonnant dès lors que la déclaration commune signée hier à Bruxelles revête une importance capitale.

Au Luxembourg aussi, la Chine est un partenaire de premier rang. L’an dernier, le volume des exportations vers ce pays a atteint 222,5 millions d’euros, en hausse de 3,6% sur un an. Pour la première fois, le volume des importations a dépassé celui des exportations à 231,1 millions d’euros, soit une progression de 39,5%.

La Chine est le 10ème pays de provenance des biens et services au Luxembourg, avec une part de 1,16%. Il s’agit du 3ème partenaire hors UE, derrière les Etats-Unis (3,42%) et le Japon (2,08%). Pour les exportations, l’empire du Milieu est le 11ème pays de destination au départ du Grand-Duché, avec 1,70% du volume. Il est le 2ème pays hors UE, juste après les Etats-Unis (3,23%).

Flux variable

A l’échelle européenne, le déficit commercial avec la Chine varie de 171 milliards d’euros en 2008 à 185 milliards d’euros l’an dernier. Les exportations vers l’empire du Milieu ont atteint le record de 210 milliards d’euros l’an dernier, soit plus du double de 2008 (78 milliards d’euros). Quant aux importations de l’UE en provenance de Chine, elles ont signé un plus haut l’an dernier à 395 milliards d’euros.

Si on associe généralement ces flux aux produits manufacturés ornés du célèbre «made in China», force est de constater que sur le front des services, l’excédent commercial avec Pékin s’est accru de 16 milliards d’euros en 2017, sous le coup d’une augmentation des exportations et d’une baisse des importations du côté européen. Quant aux investissements directs étrangers en provenance de Chine, ils ont atteint la même année 4,2 milliards d’euros.