LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Michel Wurth cède les commandes de l’UEL à Nicolas Buck

Après quinze années passées à la présidence du conseil d’administration de l’UEL (Union des Entreprises Luxembourgeoises), Michel Wurth a décidé de ne pas rempiler pour un 4ème mandat. «Je pense que c’est une longue période et un long engagement personnel», a expliqué à la presse vendredi celui qui est aussi président de la Chambre de Commerce.

A ce propos, il a fait savoir qu’il ne briguerait pas non plus un nouveau mandat dans l’institution. A bientôt 65 ans, Michel Wurth se concentre à présent sur son poste de président du conseil d’administration d’ArcelorMittal Luxembourg, une entreprise dans laquelle il est entré en 1979, lorsqu’elle s’appelait encore ARBED.

«Je pense qu’un rajeunissement est toujours bon», a ajouté Michel Wurth en regardant vers son successeur désigné: Nicolas Buck. L’actuel président du conseil d’administration de la Fedil reprendra en effet, après le vote du 7 mars prochain, les rênes de l’UEL avec deux priorités: la compétitivité et l’attractivité des entreprises.

«Nous sommes la voix de toutes les entreprises au-delà de tous les secteurs», a expliqué l’entrepreneur co-fondateur de Victor Buck Services.

«Il y a un vrai sujet au-delà du rajeunissement», a-t-il insisté. Un nouveau défi se profile pour le quinquagénaire, qui souligne d’ailleurs la structure totalement différente au sein de l’UEL, composée de huit fédérations dont deux chambres professionnelles. A l’inverse de la Fedil qui est axée sur l’industrie, l’UEL chapeaute l’ensemble du tissu économique luxembourgeois.

De l’industrie lourde au secteur tertiaire

Nicolas Buck cèdera donc la présidence du conseil d’administration de la Fedil, davantage de détails suivront. «Dans les prochaines semaines se posera la question de la gouvernance», a commenté l’intéressé qui a tout de même admis: «J’ai peut-être une petite influence sur qui sera mon successeur à la Fedil, mais ça s’arrête là», en illustrant les différences d’avec l’UEL.

Avec huit membres qui représentent 35.000 entreprises et 80% de l’emploi intérieur total du Luxembourg, l’UEL a en effet une force de frappe plus globale que la Fedil, dont les membres pèsent 25% de l’emploi dans le pays. Un nouveau défi pour Nicolas Buck mais aussi pour l’UEL qui, après quinze années passées sous la direction d’un patron issu de l’industrie lourde, se voit être dirigée par une figure de proue du secteur tertiaire. Le paysage économique luxembourgeois évolue et l’organisation patronale aussi.

www.uel.lu