LUXEMBURG
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Geschichten rund um Champagner und Co.

Nie knallen so viele Schaumweinkorken wie in den letzten Wochen des Jahres. Und zu kaum einer anderen Jahreszeit wird so viel über Champagner, Crémant, Sekt, Prosecco und Co. geschrieben. Auf dieser Seite haben wir eine Auswahl von Geschichten aus aller Welt über die perlenden Genussgetränke zusammengetragen.

Deutschland: Crémant schwer gefragt

Die deutsche Gastronomie und der Fachhandel verzeichnen nach Einschätzung des Deutschen Weininstituts eine zunehmende Nachfrage nach Sekt der Gattung Crémant. „Wir stellen einen feinen, aber beständigen Trend zu Crémant fest“, also hochwertigen Sekt in französischer Tradition, sagt auch der Sprecher der Henkell-Geschäftsführung in Wiesbaden, Andreas Brokemper. Crémant gelte als „hippe und bezahlbare Alternative zu Champagner, aber auch zu Prosecco und klassischem Sekt“. Diese Schaumweingattung profitiere neben Prosecco Spumante vom „wachsenden Trend in Richtung Premium“.

In der französischen Region Champagne wurden ursprünglich diejenigen Schaumweine als Crémant bezeichnet, die nach einer weniger intensiven Gärung nur einen Druck von 3,5 Bar statt des Champagner-Standards von 6 Bar erreichten. Seit 1994 bezeichnet Crémant in der EU hingegen einen Sekt mit Flaschengärung, der außerhalb der Champagne hergestellt wird. Als „eigene Spielart innerhalb der qualitätsgeprüften Sekte“ muss er nach Angaben des Deutschen Weininstituts eine Reihe von Qualitätsanforderungen erfüllen wie die Traubenlese von Hand, die Verwendung gebietstypischer Rebsorten und eine Mindestlagerzeit von neun Monaten auf der Hefe. Crémant muss immer mit einem bestimmten Anbaugebiet angegeben werden. Besonders bekannt ist der Crémant d’Alsace, aber auch die Crémants von der luxemburgischen Mosel werden immer bekannter. (DPA)

Les perles les plus rares

«Nous prenons forcément beaucoup plus de risques que les autres, car nous ne sommes jamais sûrs de faire une récolte de raisin»: pour Gérard Gaiffe, vigneron dans la Marne près d’Epernay, le champagne bio est un produit d’exception. Avec seulement 2% des vignobles de la région de Champagne cultivés selon des principes biologiques, sans engrais chimique ni produit phytosanitaire de synthèse, les bulles de fête bio restent une niche de luxe. Le bio est néanmoins en «très fort développement, surtout chez les jeunes vignerons», explique à l’AFP Maxime Toubart, président du Syndicat général des vignerons de la Champagne (SGV).

Il était temps, les vignes champenoises n’ont pas toujours été vertueuses pour l’environnement. Les 15.000 viticulteurs champenois ont dû se défaire d’une pratique de fertilisation à base de déchets organiques urbains issus des poubelles franciliennes. Mais le bio, c’est difficile pour la Champagne, située sur une latitude nord qui définit la limite de la viticulture. Le nombre de jours de pluie favorise le développement des champignons qui menacent le raisin et les récoltes. «Le bio, c’est surtout pour l’environnement et pour retrouver le plaisir d’être dans nos vignes», explique Olivier Mazet, qui a repris l’exploitation de son père à Chigny-les-Roses (Marne), tout en bio, et parle avec passion de son terroir de craie: l’humidité conservée dans les racines a permis à la vigne de supporter la grande sécheresse de cet été. «Grâce à la double fermentation alcoolique, même dans un champagne dit conventionnel, on ne retrouve aucune trace de pesticide», assure-t-il.  (AFP)

A la conquête de l’Afrique

«Ambassadeur» de la France, le champagne s’exporte partout à travers le monde, allant jusqu’à se faire une place en Afrique, où il semble promis à une forte croissance. Comme sur les autres continents, il n’existe pas un, mais des marchés hétérogènes selon les pays. En 2017, environ 4,9 millions de bouteilles ont été expédiées sur le continent, soit une progression de 7% en dix ans, selon le Comité Champagne. Mais seulement deux marchés dépassent le seuil des 500.000 bouteilles vendues: le Nigeria et l’Afrique du Sud. Une demande émerge également au Cameroun, au Gabon et au Sénégal. Les marchés africains ne représentent cependant que 3,25% de l’export total de champagne.

La première marque de champagne portant un nom africain, c’est Dan Diallo, du nom de son créateur. «Ce n’est en aucun cas un champagne «africain» parce que ça n’existe pas, un champagne africain!», précise ce dernier: le Dian Diallo «a été élaboré dans l’art et le savoir-faire de la méthode traditionnelle champenoise de A à Z, de la vigne jusqu’à l’embouteillage. Tout a été fait en Champagne» dans le respect de l’appellation d’origine contrôlée (AOC). Diallo spécialiste du management et du marketing, a travaillé une dizaine d’années pour des grandes marques de champagne. «Je me suis aperçu que les Africains consommaient beaucoup plus de champagne doux et fruité (...), beaucoup plus de sec ou demi-sec. C’est parce que le brut a le côté acidulé qu’ils n’apprécient pas», explique-t-il. «En apportant une petite dose de sucre de canne, on enlève complètement cette amertume dans le brut». Ce qui permet «d’adoucir un peu le champagne afin que ça soit délicieux» sans être «trop sucré».  (AFP)

Les bulles «british» explosent

«On a quasiment le même climat que la Champagne il y a cent ans», s’exclame Chris Foss, un enseignant anglais spécialiste de la science de la vigne. Avec le réchauffement climatique, les viticulteurs d’Angleterre se frottent les mains: leurs vins effervescents gagnent en qualité et rivalisent désormais avec le champagne.

Arpentant les vignes de Pinglestone, dans le sud de l’Angleterre, sous un pâle soleil automnal, James Bowerman, responsable du vignoble pour Vranken-Pommery, affiche un grand sourire. «Le pinot meunier s’est vraiment épanoui cette année», se félicite-t-il.

Les températures ont surpris la célèbre Maison de champagne, qui a investi récemment ce coin du sud de l’Angleterre pour y développer des vins effervescents. Intriguée par le développement rapide de la viticulture en Angleterre, Vranken-Pommery a tenté l’aventure anglaise après un «coup de coeur» pour cette colline du Hampshire au sous-sol crayeux. Quinze hectares de chardonnay, pinot noir et pinot meunier, les trois cépages typiques champenois, y ont été plantés l’an dernier. S’y ajouteront bientôt vingt-cinq autres hectares.

«Plus nous aurons d’années comme ça et plus nous aurons de style» en matière de vins, se réjouit Bowerman. En attendant ses premières vendanges, Vranken-Pommery a produit un vin effervescent avec des raisins achetés, baptisé Louis Pommery England - un test jugé réussi. Si la production de vins effervescents («sparkling wines» en anglais) n’est pas nouvelle en Angleterre, le nombre d’hectares plantés a augmenté de 150% ces dix dernières années. Avec quatre millions de bouteilles, ils représentent 68% des vins produits sur le sol britannique en 2017.  (AFP)

Du brut en porcelaine

Le fabricant allemand de porcelaine Reichenbach et Cuvée Sensorium ont collaboré à la mise au point d’une bouteille de porcelaine d’une innovation incroyable. Cuvée Sensorium est ainsi la première et unique cuvée de Champagne présentée dans un flacon de porcelaine. Sa brillance d’un blanc pur est sublimée par un marquage en or 24 carats. Cuvée Sensorium a établi un partenariat avec le prestigieux domaine familial de Champagne «Édouard Brun». Pour lancer cette cuvée exceptionnelle en novembre dernier, la société a choisi un flacon exceptionnel: le mathusalem (six lires, équivalent de huit bouteilles). La commercialisation de la bouteille de 0,75 litre est prévue au second semestre 2020.  (LJ)

www.champagne-sensorium.com