L‘éditorialiste du «Jeudi» s‘interroge cette semaine sur la drôle de campagne du CSV pour les élections européennes. Une campagne qui se passera sans ex-ministre et sans la «volubile octogénaire» Astrid Lulling qui d‘ailleurs n‘a pas hésité - on s‘y attendait - à pousser un grand coup de gueule pour avoir été écarté après 35 ans de service au Parlement européen.

«Voilà un lancement qui relève plus du pétard mouillé que du feu d‘artifice pour le parti qui se dit pourtant le plus européen de tous, les plus apte à accepter de grandes responsabilités», constate l‘éditorialiste tout en s‘étonnant de la non-candidature de Jean-Claude Juncker - «seule tête de liste en course pour la présidence de la Commission à ne pas se soumettre au vote des électeurs». Quid de cette stratégie? «Le CSV veut-il se laisser tomber encore un peu plus bas, laisser Viviane Reding essuyer un (relatif) échec électoral pour ensuite passer un bon coup de torchon? A-t-il simplement du mal à se séparer de son chef charismatique?», s‘interroge l‘auteure qui recommande au plus grand parti d‘opposition de comprendre que le «chef» est parti jouer dans la cour des grands. Et qu‘il est temps d‘assumer les erreurs du passé et de redémarrer sur d‘autres bases. Que de boulot!