LUXEMBOURG
VINCENT LEGELEUX

On les trouve aussi bien dans les snacks que dans les paniers pour pique-nique, sans oublier les avions. Voués à finir leur vie à la poubelle, les couverts jetables ne semblent pas voir leur existence remise en question au Luxembourg alors qu’en France, ils seront bannis dès 2020. Le pétitionnaire Vincent Legeleux souhaite faire bouger les choses au Grand-Duché et demande l’interdiction des couverts jetables en matière non biodégradable au Luxembourg. Il nous explique pourquoi.

«Si on peut faire un geste pour l’environnement lorsque des alternatives peu coûteuses et qui rendent le même service existent, pourquoi dès lors ne pas interdire les couverts en plastique et en matériaux non biodégradables? Le bambou et la fécule de maïs offrent le même confort d’utilisation. Le destin des couverts jetable est voué à la poubelle, sans aucune chance d’être triés ou recyclés.

J’estime que dès qu’une alternative est viable, on peut l’utiliser. De la même façon que les sacs en plastique gratuits ont disparu, alors qu’une partie de l’opinion publique y était réfractaire, tout le monde aujourd’hui s’y est fait: les sacs en papier, en fécule de maïs ou les sacs réutilisables sont utilisés.

Je sais qu’une directive européenne sur l’interdiction des plastiques jetables dans l’UE sera en application d’ici à 2021. Mais le problème avec une directive, c’est que ce n’est pas un règlement: chaque gouvernement pourra adapter le texte avec les modifications de son choix.

Pour mettre toutes les chances de notre côté, mieux vaut interdire dès à présent les couverts jetables en matière non biodégradable. Il en va de même pour les assiettes jetables non biodégradables, les piques pour barquettes à frites, les gobelets, les bâtonnets mélangeurs et les cotons tiges.

Si certaines personnes peuvent craindre ce changement, je répondrai que tout est une question d’offre. Ici au Luxembourg, ces produits en plastique jetables sont encore fort présents dans les rayons des supermarchés. En Allemagne en revanche, l’offre en couverts jetables biodégradables est beaucoup plus développée. Je suis certain qu’une fois le changement opéré, on ne se rappellera plus du temps où on utilisait les couverts en plastique. Quand une alternative est viable, les gens adhèrent vraiment rapidement.»